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James B. BarnesWHATEVER, JE SUIS
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James B. Barnes
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« Satellites contain us, traffic lights control us, rockets shoot us up into the stars, letters keep us posted, numbers calculated. But nothing picks us up when we are down. Complement the atmosphere, fill the ground with all our tears. Dry them up to make it clear, we do no wrong. »
Bucky avait perdu, il avait dû fuir, chose qu’il ne s’acceptait pas de faire. Mais il l’avait fait, parce qu’il n’avait pas eu d’autre choix. Il ne pouvait pas mourir, pas maintenant que sa vie commençait enfin à avoir un peu de sens. Il n’était plus tout seul, il n’était plus à la merci de quelqu’un. Bucky était on ne peut plus libre, de ces choix, de tout et ça, même s’il était toujours un fugitif. Ca ne l’empêche pas de vivre. Il savait qu’il vivrait sa vie ainsi. Le gouvernement mondial ne voulait plus de leur aide, tant pis pour eux, qu’il dirait. S’ils ne voulaient pas agir contre Hydra, contre toutes les menaces, il le ferait, lui. Il avait plus d’un compte à rendre à l’organisation nazi. C’était aussi sa manière à lui de trouver une forme de rédemption. Il ne cherchait le pardon de personne, seulement de lui-même et il n’y était toujours pas. Il s’acharnait dans sa mission surement suicide si l’on s’y penche vraiment. Ça en frôlait bientôt l’obsession, mais personne n’arriverait vraiment à le raisonner. Il ne se pardonnerait pas de fermer les yeux sur ce qui se passe. Il ne pouvait pas laisser des armes d’Hydra traîné dans la nature. On ne sait pas qui pourrait y avoir accès, il ne voulait pas qu’un type comme Zemo réapparaisse.

Mais sa chasse avait un prix, prix qu’il était prêt à payer. Il risquait sa vie et certainement sa santé mentale, qui est déjà bien assez ravagée. Il revenait d’une mission qu’il avait encore du mal à avaler. C’était plus qu’un échec à ce niveau. Ça le travaillait énormément, la perte de son bras n’arrangeait pas les choses. Stark avait réussi à lui retirer les restes douloureux ce qui l’aidait déjà beaucoup. Mais les questions n’arrêtaient pas d’inonder son crâne, les « et si » n’arrêtaient pas. Mais il ne pouvait rien faire sans un nouveau bras et pour l’instant, il ne savait pas s’il en aurait un à nouveau. Et il ne voulait pas que Steve aille là-bas, il ne voulait pas l’envoyer là où il a échoué tout seul. S’ils doivent y retourner, ce sera quand il pourra se battre à nouveau. En attendant, il n’y avait plus qu’à… Espérer. Espérer que cette chose ne passe jamais la frontière, qu’elle soit oublié par Hydra. Bucky était préoccupé, il n’arrivait pas à passer à autre chose. Il aimerait mais il n’y arrivait pas, pas seul en tout cas. Il n’avait pas remis les pieds au QG depuis qu’il était parti pour Chicago deux semaines auparavant. Il était temps de remontrer le bout de son nez, ça l’aiderait surement, de voir du monde. Bien que, il préférait être seul.  Mais il savait aussi que ce n’était pas bon pour lui de s’enfermer ainsi.

Il prit la moto pour s’y rendre, bien qu’il devait conduire à un bras. Ce n’était pas rare qu’il se promène sans, alors il avait appris à naviguer à un bras. C’était pas évident, mais avec les reflexes qu’il a et borné comme il peut être parfois… ça avait suffit pour qu’il y arrive. Se garant alors dans leur parking improvisé, caché de la yeux de tous, il passa toutes les entrées sécurisées automatiques sans problème. Posant son casque sur le meuble qui servait de vide poche, il se dirigea vers la pièce principale, qui était anormalement vide. Où étaient-ils tous allé ? Soupirant, il traversa la pièce et se dirigea vers leur tableau des missions qu’il fixa longuement avant de finalement retirer Chicago, il était temps de passer à autre chose, pour le moment. Il surveillerait ça de très près, mais il ne voulait inquiéter personne alors il préfère garder ça pour lui. Mais peut être qu’il ne pourra pas. Il entendit des pas derrière lui, d’une démarche qu’il connaissait par cœur, de celui qui leur a construit ce toit et qui passe pas si souvent. Son papier en main, il le serra entre ses doigts. Un sourire s’afficha malgré lui, légèrement sur son visage alors qu’il restait immobile, ne se retournant pas, choisissant de rester dos à son plus vieil et plus proche ami.

« Steve. » que s’échappa de sa bouche.  « Je me pensais seul… » qu’il rajouta alors qu’il se tourna vers le soldat. Son regard l’observait alors qu’il était en uniforme « T’es allé sauver un chaton coincé dans un arbre ? » qu’il demanda alors un sourire amusé sur les lèvres, se détendant un peu maintenant qu’il était là. Même s’il ne se souvenait pas de tout, il se souvenait de ce qu’ils avaient vécu quand la guerre ne les avait pas encore détruit. Il se rappelait du journal dans ses chaussures et son entêtement à toujours s’attaquer à plus fort que lui. Tout ça était bien différemment maintenant.
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Plus d’Etats-Unis, plus d’Avengers. Il était temps pour Steve, comme pour beaucoup d’autres, de reprendre de zéro. Effacer pour mieux recommencer, n'était-ce pas ce qu'on disait dans cette situation ? Maintenant que ses agissements étaient perçus comme étant hors des clous, les choses étaient bien différentes. Captain America ainsi que ses compagnons d’armes devaient se cacher et agir en douce s’ils voulaient mettre fin à Hydra. Un QG improvisé s’était alors construit dans les ruines d’un vieux bâtiment désaffecté dont les locataires étaient les seul à en connaître l’existence. Steve était assez fier de ce qu’il avait réussi à reconstruire, bien que c’était loin de ce qu’il avait connu quand l’ancien QG. Ici, la technologie n’était pas aussi avancée que celle de Stark alors tout se faisait avec des plans imprimés sur papier, quelques post-it et des punaises, ce qui était largement suffisant pour avoir un visuel sur les bases qu’Hydra avaient encore en leur possession et ainsi organiser les prochaines attaques. Il avait également veillé à installer des chambres et des lieux de vie pour ceux ayant besoin d’un toit pour s’abriter, ce qui ajoutait un semblant de convivialité et de chaleur humaine dans le QG.

Deux semaines. C’était le temps durant lequel Bucky était parti à Chicago, seul. Deux semaines durant lesquelles il avait disparu de la surface de la Terre, ne se déplaçant même pas au QG et répondant à peine aux messages envoyés par le blond. Ce dernier savait qu’il y avait des périodes sombres où les démons intérieurs de Bucky refaisait surface et le soldat avait la fâcheuse tendance à s’isoler plutôt qu’à prendre la main que lui tendait Steve. Dans ces moments là, Steve insistait rarement parce qu’il savait que ça ne servirait à rien. Malgré les paroles rassurantes de son ami, Bucky n’était pas en paix avec lui-même. Il n’y arrivait pas, le poids des morts étaient trop lourds à porter sur ses épaules.

Dire que Steve était inquiet en ce qui concernait Bucky serait un euphémisme, mais il ne pouvait pas se permettre de se morfondre alors que ses compagnons d’armes comptaient sur lui. D’autant plus qu’il avait eu vent d’une rumeur concernant un vieux bunker retrouvé dans une forêt voisine et qui semblait appartenir autrefois à Hydra. Steve s’y était alors rendu pour confirmer, ou infirmer, les dires qu’il avaient entendu. Sait-on jamais qu’il pourrait y trouver des informations confidentiels concernant d’autres de leurs projets sordides. Malheureusement, il s’avéra que les lieux étaient en réalité complètement désert, c’est donc bredouille que l’ex Avengers rentra au QG.

Quand il arriva sur le parking, quelle ne fut pas sa surprise quand Steve remarqua la présence d’une moto qu’il ne reconnaissait que trop bien. Un sourire prit place sur ses lèvres, il avait enfin daigné à pointer le bout de son nez. Passant les portiques de sécurité, Steve arriva finalement dans la grande salle principale où la présence de Bucky se confirma. Il nota également l’absence du bras gauche de son compagnon, chose qui ne le surprenait plus réellement depuis que Bucky avait prit pour habitude de s’en défaire quand il n’en ressentait pas l’utilité.

”Bucky.”

Le surnom de son ami sortit tout naturellement de la bouche du blond tandis qu’un sentiment de soulagement prit place au fond de lui alors qu’il s’avançait dans la pièce. Posant son bouclier sur la table centrale, il laissa un léger rire s’échapper à la taquinerie de son compagnon.

”Si seulement... À choisir, je pense que j’aurais préféré sauver le chat.”

Rétorqua-t-il tandis qu’il s’était de nouveau avancé de façon à ce qu’il soit désormais face à Bucky. Sans une once d’hésitation supplémentaire, Steve vint le prendre dans ses bras pour échanger une précieuse éteinte.

”Tu m’as manqué.”

Qu’il lui souffla dans l’oreille avant de se détacher et de lui sourire un nouveau. Ses yeux bleus se plantèrent ensuite dans ceux de son ami, et Steve comprit bien vite qu’il y avait quelque chose. Steve connaissait son ami par coeur et semblait être doté d’un sixième sens quand il s’agissait de Bucky. Sans parler de la culpabilité qu’il traînait comme un boulet attaché à son pied, il y avait autre chose de plus terrible dont Steve n’était pas au courant.  L’absence de son bras métallique n’était peut-être pas si anodine que ça, finalement.

”Qu’est-ce qu’il y a, Bucky ?”

Lui demanda-t-il aussitôt, sans réellement lui laisser le choix entre parler ou se taire, alors que l’inquiétude s’emparait du blond. Bucky avait bien assez de problèmes comme ça avec son passé et Steve s’imaginait déjà le pire. Que Diable s’était-il passé durant ces deux dernières semaines ?
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Deux semaines, ça faisait quand même un peu long. Même si comparer à sa vie, deux semaines, ce n’est strictement rien. Mais après tout, il était question de vivre au temps présent. Donc oui, c’était bien long. Il n’avait donné aucune nouvelle, il n’avait répondu à quasiment aucun message. Il avait juste donné quelque signe de vie, mais rien de plus. Il savait qu’il n’avait plus besoin de s’isoler ainsi, qu’il n’était plus seul. Il savait que Steve serait là, quoi qu’il arrive. Mais ce n’était pas aussi facile. Ca ne le serait surement jamais. Un jour il pense qu’il va mieux, le lendemain il replonge dans ses démons la tête la première. Sa vie ne l’aide définitivement pas, mais il était incapable d’arrêter. Impossible, maintenant qu’il sait qu’Hydra est encore actif, que ce Grant sévie encore, qu’il est allé jusqu’à tuer Stark. Il n’avait beau pas porter ce type dans son cœur, il ne pouvait pas laisser ça impunie. Parlant de ce type, il lui avait aussi balancer des choses à la figure, des mots, surement placé dans le seul but de l’énerver. Mais ces mots lui avait fait beaucoup de mal, ils s’étaient immiscés dans son esprit pour y laisser une blessure loin d’être refermé. Il ne l’avait pas dit à Steve. Car à ce moment, il ne savait pas. Il ne savait pas que son ami était en réalité vivant et il ne voulait pas lui faire du mal en lui disant.

Steve en face de lui, son regard azur le fixa un instant, les traits de son visage s’adoucissant un peu plus à mesure où son regard plongeant dans le sien. Et il finit dans ses bras. Là, il se sentit mieux, d’autant plus. Fermant les yeux, il resta contre lui, entourant ce dernier de son seul bras. Profitant de la chaleur de celui-ci, de son odeur venant titiller son odorat. Il s’y sentait en sécurité. Mais il n’a encore, jamais jusque-là, penser qu’il lui en fallait plus. Bucky n’était peut être tout simplement pas prêt ou plutôt, il ne s’en rendait juste pas compte. Et il ne savait pas, aussi, s’il supporterait de tel contact. Une étreinte était déjà beaucoup quand on y pense. « Toi aussi. » qu’il murmura contre lui alors qu’ils se détachèrent par la suite.  Il se pinça la lèvre à sa question. Il sentait. C’était certain, Steve sait toujours. Il le regarde un instant mais baisse la tête. Les mots de Stark revinrent « tu n’es qu’un poids pour lui. » C’était peut être vrai… mais il ne voulait pas qu’il ait raison. Non, enlèves toi ça du crâne. Il secoua doucement sa tête et regarda à nouveau Steve, souriant nerveusement. « Hydra a plus d’ampleur qu’on le pensait… » qu’il fit en soupirant. Devait-il lui dire pour son bras ? Il n’arrivait même pas à lui mentir. Il ne pouvait pas, pas à lui. Il en avait déjà trop fait avec l’histoire de l’homme de fer.

« J’étais parti vider un entrepôt que je connaissais, quand… » il affiche un air un peu grognon, mais reprend « Sauf que je suis tombé sur une de leur expérience. Je n’ai pas réussi à l’abattre et j’ai perdu mon bras… » qu’il finit par avouer. Il ne voulait pourtant pas lui en parler. Mais il aurait bien du, de toute manière, à un moment ou à un autre. La question serait venue quoi qu’il fasse. Il regarde Steve et le voit peu à peu s’énerver. Il savait qu’il réagirait. « Steve. » qu’il fit, comme pour le secouer par la parole. « Dans tous les cas, il ne pourra pas passer la frontière. On ne peut rien faire pour le moment. » qu’il souffla. « Tu veux bien me raconter ton sauvetage de chaton, plutôt ? » qu’il fit en lui affichant un grand sourire, cherchant à le rassurer. Je vais bien, oui, fallait se convaincre déjà soi-même.  
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Steve et Bucky. Bucky et Steve. Ils étaient deux mais ne formaient qu’un. Ils étaient un duo inséparable que même la guerre, 70 ans de congélation et Hydra n’ont pas réussi à séparer. Ils étaient liés par leur passé et maintenant par leur présent. Steve savait que Bucky cherchait aujourd’hui à se racheter des crimes du Soldat de l’Hiver en voulant mettre un terme définitif à Hydra mais il refusait qu’il fasse cette chasse à l’homme sans son aide. C’était une opération suicide, c’était se jeter dans la gueule du loup. Même si les chaînes qui reliaient Bucky à Hydra ont été brisé, personne ne pouvait prévoir si l’organisation allait tenter de récupérer son Soldat dans un avenir proche. Il ne fallait en aucun cas les sous-estimer, ils ont toujours plus d’un tour dans leur sac.

Bucky était nerveux, Steve le voyait. Il le connaissait mieux que personne et ce, malgré les longues décennies qui les séparent maintenant de la Seconde Guerre Mondiale. Attentivement, et sans quitter son regard bleuté de son partenaire, Steve écouta ce qu’il avait à dire et sa mâchoire se serra instinctivement au fur et à mesure de ses propos. Il avait eu raison, il s’était passé quelque chose et ce n’était pas anodin, bien au contraire. C’était des plus inquiétants, une arme d’Hydra était lâchée de la nature et elle était parvenue à détruire le vibranium dont était composée la prothèse cybernétique de Bucky. Quelque soit l’être qui était à l’origine de cet exploit, il n’en était que plus dangereux, ce qui était loin de rassurer les inquiétudes de Steve. Les sourcils froncés et les muscles tendus, le blond s’était éloigné de son ami et commençait à faire les cents pas dans la pièce comme un lion en cage.

“Peu importe qu’il puisse passer la frontière ou non. Cette chose a détruit ton bras, elle doit être puissante et extrêmement dangereuse, on ne doit pas la sous-estimer. Elle aurait pu te tuer, Bucky.”

Ce n’était pas un reproche mais de l’inquiétude. S’il avait su, sans doute aurait-il refusé que Bucky s’y rende. Steve avait déjà failli perdre Bucky une première fois et ce souvenir était bien trop douloureux pour qu’il réitère une seconde fois. Il lui arrivait parfois de s’en rappeler, les images tournant alors en boucle dans son esprit. Il pouvait encore entendre le cri de détresse de Bucky alors que sa prise avait lâché et que son corps chutait inéluctablement dans le ravin. Encore aujourd’hui, Steve s’en sentait coupable. S’il avait été plus rapide, sans doute aurait-il pu sauver son ami et ainsi épargner des années d’endoctrinement, de lavage de cerveau et de torture physique comme psychologique. Mais avec des “si”, on pouvait refaire le monde. La question de Bucky le fit revenir sur Terre et son regard se fixa sur le brun.

“J’ai entendu dire qu’il y avait un bunker désaffecté qui appartenaient autrefois aux allemands dans une forêt un peu à l’extérieur de la ville. J’y suis allé en pensant y trouver des informations sur Hydra mais à part quelques graffitis et un campement de sans-abris, il n’y a rien.”

Répondit-il alors en faisant une légère moue tandis qu’il glissait sa main dans ses cheveux. Le regard toujours rivé sur son compagnon, Steve voyait bien que Bucky était encore distrait, sans doute encore sonné par ce qu’il avait vécu à Chicago il y a deux semaines. Il avait besoin qu’on lui change les idées, qu’on lui fasse penser à autre chose le temps de quelques heures, de quelques jours, ou il finirait par dérailler à nouveau. C’est alors que le blond eut une petite idée qui lui vint en tête, ce qui lui arracha un sourire.

“Ne bouge pas, j’en ai pour quelques minutes.”

Aussitôt dit, aussitôt fait et voilà que Steve s’était dirigé vers ses quartiers afin d’échanger son uniforme en échange d’une tenue de civil. Comme il l’avait promis, il ne lui aura fallu que quelques minutes avant qu’il ne revienne dans la pièce principale. Il fit un nouveau sourire à son ami avant de se diriger vers la sortie.

“Je vais t’emmener quelque part, tu viens Bucky ?”

Steve l’avait formulé sous forme de question, mais en réalité il s’agissait plutôt d’un ordre déguisé. Le quelque part en question ? Un quartier new-yorkais qui était cher à leurs yeux. Ce bon vieux Brooklyn.
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Ils revenaient de très loin et pourtant, c’était comme si rien n’a rien bougé. Et c’était le contraire, complètement. Même s’ils sont redevenus proches, ce n’est plus pareille qu’auparavant, rien ne le sera plus jamais. Ils ont vécu. Vécu des choses que peu de monde supporterait, eux même ne l’ont pas vraiment fait, ils gardent des séquelles, à vie. Certains sont plus marqués que d’autre, certains sont invisible mais bien là. C’était leur malédiction à tous deux, obligés de se battre jusqu’au bout. A croire qu’ils n’ont pas le droit à du repos, qu’ils n’ont pas le droit à connaître ce pour quoi ils se battent chaque jour, la paix. Bucky ne la connaîtra surement que lorsqu’il aura enterré définitivement Hydra et Steve… Steve ne sait pas s’arrêté et Bucky le suivra quoi qu’il décide de faire. Le blond a été celui qui l’a sorti d’un cauchemar dont il n’aurait jamais pu se libérer seul. Il avait réussi à briser le code par le seul moyen d’être lui-même. Son meilleur ami, son âme sœur, même si il n’en a pas encore conscience, pour le dernier. Et pourtant, si on lui demandait et qu’il y répondait, les mots qu’ils utiliseraient pour décrire Steve ou leur relation en diraient suffisamment pour qu’on en vienne à cette conclusion.

Bucky avait échoué, mais là, il devait vraiment passé à autre chose pour le moment. Ca le rongeait, le hantait depuis des jours. Il avait besoin que quelque le sorte de ce cercle vicieux. C’était surement pour ça qu’il avait enfin daigner se montrer parce qu’il savait que la personne pour l’aider à s’en sortir s’y trouvait. Steve aurait aussi pu venir chez lui, il l’aurait de toute manière fait au bout d’un moment en ne le voyant pas revenir. Il sentait la nervosité de son ami devant lui, il le voyait dans sa mâchoire qui se resserrait et sa manière de se tenir. Mais il voyait surtout son visage se durcir, il en fut certain quand il se mit à faire les cent pas. Le soldat l’observait, il voulait pouvoir le calmer mais il n’avait pas vraiment ce pouvoir. D’autant plus qu’il était nerveux comme lui. Se mordant violemment la mâchoire, il baissa la tête à sa remarque. Steve ne voulait surement pas lui faire de reproche mais Bucky le prit comme tel. Il ne voulait pas l’inquiéter, c’était exactement pour ça qu’il ne voulait pas lui dire, parce qu’il savait que son ami allait réagir comme ça. Si les rôles semblaient s’être inverser que lorsqu’ils étaient plus jeune, Bucky n’en était pas moins différent à ce sujet. Il voulait toujours le protéger, le défendre même s’il n’a plus vraiment besoin de lui.

Bucky voulut finalement essayer de le calmer, alors il s’approcha légèrement pour lui attraper le bras de sa seul main valide, cherchant son regard qu’il finit par croiser. « Et il ne l’a pas fait. » qu’il répondit simplement, cherchant simplement à apaiser, ça ne servait à rien d’en rajouter une couche sur la chose qu’il a vu, de toute façon, ils ne peuvent rien y faire pour le moment. Et lui répéter ça, n’arrangerait rien, borné comme il est Steve serait parti pour faire tout pour la vaincre au lieu de passer à autre chose.

Son regard ne lâchait pas le sien, finalement Steve répondit à sa question et il soupira, presque de soulagement, que ce n’était finalement rien. C’était rassurant dans le sens où ils n’étaient pas partout. Et qu’ils n’auraient pas à intervenir là-bas et se concentrer sur d’autre qui demandait plus de temps et de préparation. Mais c’était plus compliqué maintenant qu’il avait un bras en moins. Il aura beau faire de son mieux il était handicapé sans. « Tant mieux, je suppose. » qu’il soufflait alors. Il se demandait vraiment s’ils y arriveront à bout un jour. Depuis 1936, c’est quand même long, trop long. Il fronça les sourcils en voyant son ami tout d’un coup sourire, qu’il lui dit de l’attendre ici. Qu’avait-il en tête ? Il le regarda marcher jusque la porte du couloir qui menait à l’étage où se trouvaient les diverses chambres destinés à héberger du monde. Steve avait choisi d’y vivre ce qui n’était pas le cas de Bucky, pour le moment. Il retourna devant le tableau en attendant, regardant les divers papiers contenant des informations sur un peu tout.

Finalement, Steve revint dans la pièce et le brun se retourna pour faire face à son ami qui s’était simplement changer. Son regard l’analysa de la tête au pied et mit un temps avant de comprendre ce que le blond lui voulait. Mais ce n’était pas important parce que dans tous les cas, il le suivrait. Ce qu’il fit silencieusement, la main enfoncée dans ses poches, il le suit jusque la sortie.
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La paix… Un concept aussi bien familier qu’étranger pour Steve. Chaque jour, il se battait pour la paix d’autrui mais lui… Lui ne connaîtrait jamais la paix. Il le savait, il ne s’arrêterait jamais. On avait besoin de lui, Bucky avait besoin de lui. Le jour où il s’arrêtera sera le jour où il tombera au combat, mais pas avant. Le patriotisme coulait dans ses veines. C’est comme s’il avait signé un accord silencieux le jour où il avait accepté d’être le cobaye pour le projet qui fit de lui le symbole de toute une nation, un accord qui faisait une croix définitive sur sa paix à lui au profit de celle des autres. Steve se permettait tout de même un peu de répit, mais ces moments étaient brefs, furtifs. Ce n’était qu’une question de quelques heures, quelques jours tout au plus, avant qu’il ne reprenne du service. Il ne pouvait pas se permettre de souffler davantage ou du moins c’est ce qu’il se persuadait à penser. La seule personne capable de lui faire entendre raison serait celui qui se trouvait actuellement en face de lui, mais encore fallait-il que Bucky soit déjà en paix avec lui-même et c’était loin d’être le cas.

Steve et Bucky avaient besoin de prendre l’air et de profiter de cet instant de répit pour se retrouver et passer un moment rien qu’à eux. Ils n’avaient, jusque là, jamais eu de réelle occasion de passer un instant sans qu’il ne soit question d’Hydra et pourtant l’un comme l’autre en avait besoin. Attrapant les clés de la voiture à la volée, Steve invita le brun à l’accompagner jusqu’au parking où ils montèrent dans la voiture. Sur la longue route qui les attendait, Steve fit la conversation à son ami. Même s’il s’agissait surtout de parler de la pluie et du beau temps, c’était surtout dans le but d’éviter à Bucky de plonger dans ses pensées sombres. Mais plus ils se rapprochaient de leurs destinations, et plus le blond doutait de son idée. Pour être honnête, Steve ne savait pas si ramener Bucky à Brooklyn était une bonne idée. Sur le papier, oui, mais dans les faits, ça pouvait être plus douloureux pour le brun qu'autre chose. Steve savait que Bucky avait partiellement retrouvé la mémoire mais il existait encore de nombreuses zones d’ombres dans son esprit. C’était une décision à double-tranchant mais il était maintenant trop tard car les voilà arrivés à New York après de longues heures de voyage sur les routes désertes. Arrivant finalement dans leur quartier de naissance, Steve arrêta la voiture et vint ouvrir la portière à son ami.

“Rebienvenue à Brooklyn, Bucky.”

Qu’il fit au brun le sourire aux lèvres. Ensemble, le duo marcha plusieurs minutes à travers les rues où ils ont grandit, observateurs et silence. Maintenant que les Etats-Unis n’étaient plus que des ruines, Brooklyn n’était plus qu’un quartier fantôme, figé dans le temps. En 70 ans, le quartier avait eu le temps de grandir et d’évoluer avec son temps, mais il y avait des choses, des magasins, des endroits qui n’avaient pas bougé. C’était notamment le cas de ce petit cinéma de quartier dont la ruelle était empli de souvenirs. Des souvenirs importants aux yeux de Steve, car c’était précisément à cet endroit où Bucky lui avait sauvé sa peau pour la dernière fois avant de partir en Angleterre, la dernière fois que son ami le voyait petit et rachitique.

“Elle est loin cette époque où tu devais toujours être derrière moi, pas vrai ?”

Qu'il fit d'un air amusé alors qu'il s'avançait légèrement dans la ruelle, observant minutieusement l'endroit pour ne louper aucun détail. Finalement, Steve se tourna en direction de son ami et lui demanda doucement.

"Tu te souviens ?"

Il espérait que celui-ci lui donne une réponse positive mais dans le cas contraire, il ne lui en voudrait pas. C’était juste que cette ruelle, bien qu’elle ne payait pas de mine, était lourde de souvenirs et de nostalgie. Contrairement à Bucky, il ne s’était jamais voilé la face concernant ses sentiments à son égard. Il en avait toujours eu parfaitement connaissance mais jamais, ô grand jamais, il n’avait daigné à les avouer car aimer un homme quand on en était un, ça aurait été extrêmement mal vu à leur époque. Au bout de longues années, il était finalement parvenu à se convaincre que ses sentiments envers Bucky n’étaient qu’amicaux. Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu’à ce qu’il se retrouve ici en compagnie de son plus vieil ami et de celui dont il a toujours été amoureux. Dans cette ruelle, il y avait des choses qui n’ont jamais été dites et des gestes qui n’ont jamais eu lieu. Peut-être qu’en les amenant ici, c’est comme si la vie leur offrait une seconde chance pour qu’ils se disent ce qu’ils n’ont jamais osé s'avouer.
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Steve pourrait le traîner n’importe où, Barnes le suivrait. Il le suivrait car il est le seul en qui il fait entièrement confiance. Qu’il sait qu’il ne lui tournera jamais le dos, qu’il ne ferait jamais rien pour le nuire. Alors si Steve lui dit de venir, que c’est une surprise, alors il le fait sans vraiment poser de question autre que par curiosité. Si ca avait été quelqu’un d’autre, il aurait directement refusé sans avoir une raison justifiée et détaillée, sans savoir où on le mène, sans savoir pourquoi. Que ce soit quelqu’un qu’il connait ou non. Il n’avait jamais eu à douter de Steve. Il n’a jamais reculé malgré tout, malgré la colère de Tony, malgré le fait qu’il mettait sa vie et ce qu’il a en danger. Même quand Bucky lui disait qu’il ne valait pas ce cout, il s’était entêté. Parce que c’était ce qu’il était, entêté, entêté à défendre ce en quoi il croit. Et il a cru en Bucky qu’importe les circonstances alors que tout tendait à faire l’inverse. Le suivant jusque la voiture, il lorgna sur sa moto un instant. « On est obligé de prendre cette boîte de conserve ? » qu’il soupirait, il se rebellait mais sous le regard de son ami, il se resigna et grimpa dans la voiture, pour s’installer sur le siège passager. Il étala ses jambes le long du tableau de bord.

Le voyage était particulièrement long, une journée tout au plus, ils s’étaient arrêtés pour manger entre temps et le route à continuer. Bucky n’a guère beaucoup parler le long du trajet, préférant plus écouter son ami lui parler. Son regard se perdait sur le paysage, regardant les panneaux défilés à grandes vitesses. Au fur et à mesure, il comprenait où ils allaient, surtout lorsqu’ils avaient du traverser la frontière canadienne. Il ne savait pas pourquoi ils y allaient, surtout dans son état, ce n’était pas le jour pour une mission. Tant que Tony ne lui aura pas fabriquer un nouveau bras, tout était plus compliqué.

Et finalement, Steve s’était arrêté, Bucky ne comprenait pas ce qu’ils fichaient ici. Sur le coup en tout cas, ça ne lui disait rien. C’est quand son ami ouvrit sa portière pour l’accueillir à Brooklyn, qu’il disait. Fronçant légèrement les sourcils, il hésita quelques secondes à sortir de cette voiture. Mais il le fit et il marcha à ses coté, restant particulièrement silencieux en regardant un quartier qui n’était que bribe de souvenir par ci par là. Bucky restait sur ses gardes malgré tout, dans ce lieu abandonné, on ne sait pas ce qui y traine, ni… quoi. Il avait vu ces monstres quand tout est arrivé. Il n’en a pas recroiser depuis et aimerait que ça continue dans cette voie. Puis ils arrivèrent dans un coin, qu’il avait l’impression de connaître sans savoir pourquoi. Une impression de déjà vu, voilà l’effet que ça lui faisait. Il regardait l’endroit de ses yeux bleus, un peu perdu. Il sourit à la question de Steve. Il avait triplé de volume mais il était toujours le même à l’intérieur. « C’est toujours un peu le cas. » qu’il fit en plaisantant un peu, lui souriant doucement.

Ils s’enfoncèrent dans la ruelle mais il n’arrivait pas à poser un souvenir précis dessus, que des bribes, des bruits, des images floues. Il essayait vraiment de se souvenir mais il n’y arrivait pas. Il soupira doucement alors qu’il suivait le blond qui finit par se retourner et lui poser la question. « Pas vraiment… » qu’il répondait assez doucement, dans un léger soupire. Il aimerait, mais ce n’était pas le cas. Sa mine se ferma un peu après ça, fixant le sol quelques secondes. On lui avait tellement volé pendant toutes ces années. Il se sentait limite coupable de ne pas se rappeler alors qu’il n’y était pour rien. « Tu peux me raconter ? » qu’il demandait, en relevant les yeux vers lui, cherchant son regard, voire même son sourire qui, étrangement l’aidait à refaire surface rien qu’un peu, comme un remède mystérieux à sa condition.
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Steven G. RogersWHATEVERSteven G. Rogers
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INSCRIPTION : 18/06/2019
QUARTIER RÉSIDENTIEL : Lasalle (dans le QG des Avengers)
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Pourvu d'une mémoire irréprochable, Steve se souvenait du moindre détail de ce jour si particulier. Le titre du film qu'il était allé voir, les différents habits qu'ils portaient, la douleur qu'il avait ressenti dans sa mâchoire toute la soirée... Non, rien n'avait échappé à la mémoire de Steve, au contraire de Bucky dont sa mémoire a été endommagé par les nombreux lavages de cerveau qu'Hydra lui avait infligé à chaque retour de ses maisons. Il y avait certains détails de sa vie passée que Bucky se souvenait et au fond, Steve aurait aimé que ce souvenir en fasse parti mais ce n'était pas le cas, ce qui avait l'air de contrarier le concerné. Doucement, Rogers se pinça la lèvre, regrettant de plus en plus d'avoir eu une idée aussi stupide. Une idée qui, semblait-il, faire plus de mal à Bucky qu'elle ne lui faisait du bien. Steve voulu lui proposer d'aller ailleurs, voir même de rentrer, mais sa pensée fut aussitôt interrompue par son ami lui demanda de lui restituer la scène qui avait eu lieu dans cette ruelle. Un sourire prit alors place sur les lèvres du blonde qui lui répondit :

"Tu m'as encore sauvé d'une énième galère."

Ça ne changeait pas beaucoup de d'habitude, à cette époque là. Depuis toujours, Steve a détesté l'injustice et il ne pouvait pas s'empêcher de vouloir sauver la veuve et l'orphelin alors qu'il savait qu'il n'avait aucune chance du haut de son mètre soixante et de ses soixante kilos tout mouillé. Il a toujours été ce garçon borné à vouloir défendre les plus faibles et à vouloir défendre son pays. C'était comme inscrit dans son gène, mais c'était grâce à sa détermination que Steve se retrouvait dans les ruines de Brooklyn aujourd'hui.

"Ce jour là, le cinéma avait diffusé un spot publicitaire pour l'armée avant le début du film. Un type a alors commencé à se plaindre et je n'ai pas résisté à l'envie de lui répondre... Inutile de te dire qu'il n'a pas attendu la fin du film pour régler ses comptes avec moi."

Que le blond lui expliqua en laissant échapper un petit rire. Il s'éloigna un peu de son ami pour s'enfoncer un peu plus dans la petite rue, jusqu'à arriver à l'endroit où le cinéma entassait autrefois ses poubelles.

"Il m'a mit de belles droites mais ça n'a rien à voir avec la raclée que tu lui as collé quand tu es arrivé. Je pense qu'il s'en est souvenu pendant longtemps."

Le regard de Steve se posa sur le brun et lui fit un sourire. Revenant progressivement vers son ami, il rangea ses mains dans ses poches d'un geste un peu nerveux et son regard se fit fuyant. Il y avait des choses que Steve devait confier à Bucky et qu'il voulait lui dire maintenant. Mais ce n'était pas des choses faciles à admettre et qui pouvait être lourd de conséquences. C'était le genre de chose qui allait changer une relation du tout au tout, en bien comme en mal. C'était un quitte ou double.

"C'était la veille de ton départ pour l'Europe et tu tenais absolument à ce que je t'accompagne à ce double rendez-vous galant." Se retrouvant désormais nez-à-nez avec son meilleur ami, Steve marqua une pause pendant quelques secondes, hésitant à poursuivre sa phrase. "Je n'ai jamais été très doué avec les femmes. À vrai dire, elles ne m'ont jamais vraiment intéressé non plus..."

Steve était en train de tourner autour du pot, il ne savait pas comment s'y prendre. Il n'a jamais été confronté à une situation pareille, tout ça était nouveau pour lui. Mais parce qu'un geste valait mieux qu'un beau discours, le blond prit l'initiative de franchir la barrière. Steve vint alors déposer un baiser doux mais fugace sur les lèvres de son ami.


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« Satellites contain us, traffic lights control us, rockets shoot us up into the stars, letters keep us posted, numbers calculated. But nothing picks us up when we are down. Complement the atmosphere, fill the ground with all our tears. Dry them up to make it clear, we do no wrong. »
C’était le jour, le dernier où Bucky était vraiment le Bucky que Steve avait connu. Il partait, ce jour-là pour un enfer qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Il allait entrer dans une guerre qu’il n’a jamais vraiment voulu. Leur journée avait été longue, structurée par plusieurs évènements, qu’il ne saurait se rappeler. Il y avait cette ruelle, où il avait encore dû botter le cul d’un abruti. Il avait surement eu par la même occasion une certaine colère envers Steve qui ne voulait pas comprendre qu’il devait arrêter de se mettre autant en danger. Mais il savait qu’il n’arrêterait jamais à l’époque, et toujours maintenant. Steve n’a pas changé, au fond. Et il ne voulait pas vraiment qu’il change. C’était Steve, il l’aime avec toutes ses qualités et ses défauts. Même s’il ne se l’avoue pas encore, mais il l’aime bien plus qu’il ne l’apprécie qu’en simple ami, c’était bien plus que ça. Et c’était la raison de son mal être face à l’absence de souvenir, qu’il aurait voulu partager avec lui.

Souriant doucement en l’écoutant, Steve commençait par l’évident. Le petit bout d’homme avec le papier journal dans ses chaussures qui se fourre dans les ennuies, la tête la première. Tout en le suivant, il écoutait chacun de ses mots, tentant d’imaginer dans sa tête la scène. Tentant désespérément d’avoir l’impression d’avoir été là. Mais au fond, même avec les souvenirs, il n’a pas toujours l’impression d’y être complètement. « Il devait certainement ne mériter que ça. » qu’il répondit doucement, lui retournant le sourire. Puis il l’observa, le voyant s’approcher. Mais il le voyait surtout nerveux, discernant chaque détail de ses gestes ; ses mains qui se tendent dans ses poches, son regard hésitant et fuyant. Cela suffit pour que Bucky commence à se poser des questions. Que se passait-il ? Inquiet, il voulut lui attraper le menton mais s’arrêta net quand le blond prit la parole à nouveau. Il l’écouta alors attentivement voulant comprendre ce qui se passait d’un coup.

Ce double rendez-vous, ça lui disait vaguement quelque chose. Il se souvenait d’un bout de soirée, plutôt qu’ils s’étaient rendus à la Stark expo, pas trop du reste. Mais soit, il continua de l’écouter. Il ne savait pas trop où son ami voulait en venir, pas encore très rodé ni très perspicace question relationnelle et quand la personne avec qui il a le plus dialogué ces derniers temps, s’appelle Tony Stark, ça n’aide pas vraiment. Mais bref, là n’était pas le sujet. Son regard bleuté fixait Steve d’un regard un peu perdu. Il s’apprêta alors à répondre quelque chose mais d’un coup son cœur rata un battement. Ses joues rosirent légèrement, ses yeux se fermèrent. Un baiser. Il ne s’attendait absolument pas à ça. Mais ce n’était pas une mauvaise surprise, du tout. C’était très étrange. Il se sentait étrange. Et il ne voulait pas que ça s’arrête. Steve semblait être assez stressé au sujet de ce baiser qui fut bref.

Bucky resta sans voix quelques secondes, le regardant simplement d’un regard très doux. Un sourire s’étira sur son visage et il glissa sa seule main valide sur sa nuque délicatement pour le tirer et l’embrasser à son tour mais prenant le temps de vraiment pouvoir goutter à ses lèvres, prenant le temps d’apprécier ce baiser. Sa main glissa le long de sa nuque pour aller se perdre dans ses longs cheveux alors qu’il continuait de l’embrasser, semblant ne plus vouloir s’arrêter. Comme si c’était ce qu’ils attendaient tous les deux depuis une éternité. Même s’il lui avait fallu du temps pour comprendre sa relation avec Steve, une fois qu’il avait compris, il avait su qu’il était ce qu’il avait de plus cher. Il était le seul en qui il avait confiance, en qui il peut croire et y voir un avenir. Il ne voyait pas les horreurs quand il le voyait. Il ne voyait que lui.
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Steve était nerveux, affreusement tendu et il n’y avait pas besoin de le connaître depuis 100 ans pour s’en apercevoir. Mais n’importe qui serait dans le même état à sa place, ce qui était en train de se passer n’était pas anodin. Parce qu’il venait d’avouer à demi-mot ses sentiments envers son meilleur ami mais aussi parce que ça pouvait être mal vu. Qu’il le veuille ou non, dans la tête des gens Steve restait le symbole de l’Amérique et déjà qu’il était devenu peu apprécié de part son statut de fugitif, qu’en serait-il si le monde savait qu’il avait une attirance pour un autre homme ? Et Bucky… Steve avait beau le connaître par coeur, il n’était pas certain de sa réaction une fois la fin de ce baiser. Et quand bien même si son ami d’enfance ne le rejetait pas violemment, leur relation risquait d’en prendre un sacré coup et il en était hors de question. Sa relation avec Bucky était tout ce qu’il y avait de plus précieux à ses yeux. En somme, il y avait beaucoup trop de paramètres à prendre dans cette équation et le résultat était bien trop incertain pour que Steve soit totalement détendu.

Une fois le geste achevé, le blond s’était reculé d’un pas ou deux seulement et son regard fixait nerveusement son ami, tentant désespérément de lire en lui. Pas de regard noir, pas de poing serré prêt à être envoyé dans sa figure… Étrangement, Bucky ne semblait montrer aucune animosité, bien au contraire, un grand sourire venait prendre place sur son visage. Dans sa confusion, Steve ne s'attendait pas à ce que son ami vienne l’embrasser à son tour et il lui fallut plusieurs seconde avant de le réaliser. Tendrement, le blond répondit au baiser tandis que ses mains vinrent se poser sur les hanches de son amant pour l’attirer contre lui. Aucun mot n’était assez fort pour exprimer le sentiment qui envahissait Steve en cet instant présent. Il avait l’impression d’être soulagé d’un poid énorme, qu’on lui avait enlevé une entrave. Ce qu’il ressentait pour Bucky n’avait rien à voir avec ce qu’il a pu connaître auparavant avec Peggy ou Sharon. Non, c’était bien plus puissant que ça, bien plus intense. Bucky était tout son monde.

A bout de souffle et le coeur battant la chamade dans sa poitrine, Steve mit fin au baiser bien malgré qu’il aurait préféré le prolonger encore et encore. Il ne pouvait plus se lasser de ce contact, c’était définitif.

“Je pense qu’on a des choses à se dire, pas vrai ?”

Qu’il souffla alors d’un léger air amusé, un sourire heureux aux lèvres, tandis que la proximité entre leurs visages n’a toujours pas été rompu. Venant maintenant glisser sa main sur la joue de Bucky, Steve s’apprêtait à venir l’embrasser de nouveau mais il fut interrompu par un infime bruit qui s’apparentait à des pas sur des débris de verre.

“T’as entendu comme moi ?”

Qu’il lui demanda cet fois-ci, son air benêt s’étant envolé à l’instant même où le bruit était venu faire écho dans ses oreilles. Immobiles, le couple avait tout leur sens en alerte, comme du gibier pris en chasse. Silence absolu. Serait-ce le fruit de son imagination ? Steve en doutait fortement. Il avait beau avoir atteint le siècle, il n’était pas encore sénile. Finalement, le bruit se réitéra quelques secondes plus tard, cette fois-ci bien plus fort et surtout plus proche.

“Bucky, je crois qu’on n’est pas tous seuls.”

Aussitôt, Steve se détacha de son ami et se mit en position défensive, prêt à bondir en cas d’agression. Il ne savait pas qui ni quoi voulait leur peau, mais il semblerait qu’ils ont été idiots de croire que Brooklyn avait été déserté de toute vie, humaine comme surnaturelle.


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