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was i made from a broken mold? ▽ ft. Clarke G.
Daisy JohnsonWHATEVERDaisy Johnson
ÂGE RÉEL : 27
MESSAGES : 731
ANNIVERSAIRE : 02/11/1991
INSCRIPTION : 28/12/2016
QUARTIER RÉSIDENTIEL : Ahuntsic-Cartierville
EMPLOI : travaille pour geeksquad & hacktiviste pour rising tide
was i made from a broken mold?Clark Griffin & Daisy Johnson
••• Dans la grande salle, là où le silence régnait en roi, je priais. J’espérais enfin trouver ma place, trouver une famille, trouver quelqu’un qui m’aiderait. À l’orphelinat, chez les sœurs, on ne manquait de rien. Il y avait de la nourriture, il y avait une petite ferme, et de quoi nous occuper toute la journée. Malheureusement, les journées, ainsi planifiées, ne nous apportait aucun sens de progrès. J’avais l’impression d’être coincée dans une boucle, dans une routine ennuyante. En fait, les seuls moments où je ressentais cette fragile impression de liberté, c’est quand nous allions visiter un couvent non loin. On se déplaçait à l’extérieur, on marchait près d’une forêt. Tant de fois, la pensée de m’échapper me traversa l’esprit. Il serait si facile de les prendre au dépourvu. Enfin, cela l’était, il y a encore quelques mois. Maintenant, on me surveillait sans arrêt, de peur que je ne tente encore de fuir. Reconnue pour désobéir aux règles, même à mon jeune âge. Enfant du Diable, que l’une des sœurs me dit. Je me souviens avoir été réticente à apprendre ce que l’on me montrait, me débattant souvent, hurlant même, pour que l’on me lâche. Capricieuse, oui, c’est bien vrai. Et encore aujourd’hui, j’ai du mal à accepter mon statut d’orpheline, voulant impérativement changer la donne. Les autres jeunes femmes, pour certaines, semblaient patiemment attendre qu’un seigneur, qu’un duc, que la noblesse passe par ici, se cherche des servantes. Inacceptable! À mes yeux, nous ne devrions pas souhaiter si peu.

En cette belle matinée, nous voilà forcée à refaire ce même chemin. Le couvent préparant une grande célébration d’ici quelques jours, nous allions leur prêter main forte. Personne ne se doutait pourtant que je planifiais une autre fuite. Ayant jouer mon petit jeu, un juste milieu entre la sagesse et la rébellion. Je ne voulais pas sortir de mon comportement habituel, ce qui explique mon entêtement, à quelques reprises, quand on me demanda d’aller laver des vêtements par exemple. Quelques réprimandes plus tard, je revenais vers eux, m’excusait, et continuait mon travail. Croyez-moi, ce fut éprouvant que d’agir ainsi, alors qu’à certains moments, j’avais presque envie de jeter cartes sur tables et les attaquer. Pourtant, je me retins. Le jeu en valait la chandelle, car lors de cette sortie, les regards n’étaient pas virés sur moi. Un court laps de temps me suffit pour partir en courant, à travers l’immensité de la forêt. Je les entendis hurler mon nom, mais mes jambes me poussaient rapidement hors de leur champ de vision. Bientôt, je me retrouvais seule, sans un seul bruit derrière moi. Je souriais, je humais l’air frais, et je tournoyais, savourant cette victoire. Je me cachais à quelques reprises, croyant avoir entendu quelqu’un s’approcher. J’avançais ainsi lentement dans la broussaille. Puis, soudainement, je me mis à entendre des murmures. Je figeais sur place, cherchant la source de ce bruit. En m’approchant subtilement, j’aperçus alors une femme à la belle tignasse blonde. Ses paroles et ses gestes me sonnèrent immédiatement l’alerte. Sans compter sa présence dans un tel endroit, sans un homme à ses côtés. « Mon dieu … » Je chuchotais, faisant le signe de la croix, pendant que ma curiosité me poussa à continuer de regarder.
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was i made from a broken mold? ▽ ft. Clarke G. Fish-11
❝ feeling used, still missing you ❞ always missing people that I shouldn't be missing, sometimes you gotta burn some bridges just to create some distance. I know that I control my thoughts and I should stop reminiscing but I learned from my dad that it's good to have feelings, when love and trust are gone, i guess this is moving on ... but i don't want to.


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Clarke GriffinWHATEVERClarke Griffin
ÂGE RÉEL : 22
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ANNIVERSAIRE : 08/08/1997
INSCRIPTION : 09/04/2019
GROUPE : Groupe #4, au lycée.
QUARTIER RÉSIDENTIEL : Sud-Ouest
EMPLOI : Ex-chérurgienne, peintre
Was I made from a broken mold ?Clarke et DaisyClarke avait fait beaucoup de progrès ces derniers jours. Habituellement, elle se limitait qu’à améliorer ses remèdes, amplifier certains effets et en réduire d’autres. Mélanger les énergies animant chaque vie pour en faire des choses anormales. Là, c’était différent. Plus obscur. Lorsque tout ça impliquait des rituels, elle comprenait pourquoi les gens craignaient à ce point la sorcellerie. Ce qu’elle faisait n’était pas l’art de Satan, mais lorsque cela impliquait des glyphes ressemblant aux pentagrammes et la manipulation élémentaire … Ce serait difficile à expliquer. Toutefois, c’était primordial. Si elle réussissait, elle aurait une solution pour aider les pauvres incapables de se procurer le matériel de guérisseur basique ainsi que les médecins de guerre. Il y a un certain temps, elle avait découvert une algue qu’elle avait tout simplement nommé « membrane algae » qui était fibreuse, mais solide. Elle avait essayé d’en faire un fil végétal pour refermer les blessures et tailler les racines pour s’en servir comme aiguille à suture, mais les techniques conventionnelles ne donnaient rien.

C’était pour cela que, ce jour-là, elle se dirigeait vers l’une de ses petites cachettes au milieu de nulle part. Déposant sa sacoche d’herboriste contenant tout ce qu’il fallait contre un arbre, elle en sortit son fameux livre de sorcellerie et l’ouvrit à la page du fameux rituel pour suivre les étapes à la lettre. Avec son bâton de marche, elle traça un grand octogone dans la terre et, à l’intérieur de cette forme, dessina avec la plus grande précision le signe représentant la flamme de la vie. Elle sortit ensuite deux pochettes pleines de cendres qu’elle répandit dans toutes les lignes du glyphe pour finalement sortir les algues qu’elle avait laissé sécher pendant deux semaines. Elle les plaça au milieu et s’agenouilla devant elles. Écartant les bras pour s’ouvrir au monde spiritual, elle psalmodia de nombreuses paroles incompréhensibles pour faire bouger les forces l’Entourant, ranimant l’énergie perdue des cendres et les concentrant au centre de son glyphe. Baissant alors les mains, elle utilisa son énergie corporelle pour guider la chaleur et tailler avec une lenteur et un perfectionnisme presque paranoïaque l’algue. Cette technique étant beaucoup plus douce que les flammes d’un feu normal, la plante ne s’enflamma pas d’un coup et elle réussit à en détacher de nombreux filaments. Sa réjouissance fut de courte durée lorsqu’elle entendit un souffle indigné derrière elle. Se retournant en catastrophe, elle croisa le regard d’une femme isolée. C’est la merde. L’inconnue fit un signe de croix. Une religieuse. C’est vraiment la merde.

Ne réfléchissant pas avant d’agir, Clarke lui fonça dessus et la plaque le plus doucement possible contre un arbre en couvrant sa bouche. Souhaitant être la plus discrète possible, elle se rapprocha de son oreille pour chuchoter d’un air suppliant et inquiet. « Je t’en prie, ne crie pas. Ce n’est pas ce que tu crois, enfin, si, mais je ne suis pas une méchante, tu dois me croire … » La blonde s’assura que la jolie religieuse brune n’allait pas faire quelque chose de répréhensible avant de la relâcher. Elle l’invita alors vers le glyphe d’un geste du bras. « Viens, je vais t’expliquer. T’inquiète pas, je n’invoquais pas un démon, c’est pas mon genre. » Pour Clarke, c’était une blague. Ce n’était pas possible, invoquer un démon. Elle doutait même de l’existence de l’Enfer.  
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Daisy JohnsonWHATEVERDaisy Johnson
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was i made from a broken mold?Clark Griffin & Daisy Johnson
•••Pourquoi ne pouvais-je pas vouloir un peu de liberté? Pourquoi fallait-il que je reste enfermée dans ce couvent, seulement parce que je n’ai pas de famille? Je saurais me débrouiller seule, je pourrais construire un abri de mes propres mains. Tout ce que je souhaitais, c’était de ne plus avoir à porter les mêmes habits, à ne plus prier constamment, à m’excuser ne serait-ce que pour mon existence. On me forçait à croire en une force divine toujours présente, à nous juger pour nos actes. Les femmes, celles coupables des maux du monde, celles qui doivent s’abstenir de beaucoup. Notre conception est-elle si infâme? Je ne comprenais pas comment tout cela était possible. Nous ne voulons pas le mal, nous ne l’avons jamais voulu. Préférer la découverte à l’enfermement, être curieuse plutôt que suspicieuse. Pourtant, les sœurs me rappelaient toujours à l’ordre. Avoir de telles pensées pourrait engendrer plus de problèmes. Il me fallait être une bonne femme, apprendre à cuisiner, à nettoyer, et espérer qu’un jour, je trouve un mari, un homme honnête, que je servirais jour et nuit. Je passerais ainsi d’une cage à une autre, sans avoir la chance d’explorer les vastes forêts qui entourent le couvent. Quel funeste destin! Mon cœur d’enfant, même s’il se cachait tout au fond de mon âme, était meurtri par cette nouvelle. Et chaque voyage au couvent avoisinant le nôtre ne rendait guère les choses mieux. Une horreur, que de marcher et respirer l’air frais, mais ne pas pouvoir en profiter, ne serait-ce que quelques minutes.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, je profitais de l’inattention de l’une des sœurs présentes pour déguerpir. Certes, elles me surveillaient en temps normal, mais j’avais joué le jeu pendant un bon moment, espérant qu’elles me croiraient prête à accepter ce qui m’attendrais, dans les années à suivre. Un plan qui fonctionna à merveille, alors que je m’éloignais, que je courrais comme une folle, tentant de mettre le plus de distance possible entre mois et elles. Je me cachais, je me fis discrète, entendant parfois mon nom être crié à gauche et à droite. Encore un long moment sans bruit, pendant lequel je me tenais derrière un arbre, à scruter les alentours. Ce ne fut que lorsque je me sentis en sécurité que je profitais pleinement du paysage, admirant la cime des arbres et la couleur des fleurs non loin. Celui ou celle qui me regardait maintenant croirait presque voir un enfant qui s’émerveille devant la nature. Enfin … une gamine qui se figea sur place dès qu’elle commença à attendre quelques murmures. Je fis quelques pas devant, tentant de ne pas faire de bruit. En essayant de me rapprocher du bruit, j’aperçu une inconnue aux long cheveux blonds. Je la regardais, ou la fixait, alors qu’elle sembla … préparer un rituel. Oh mon dieu! Serait-ce une … une … sorcière? Rien qu’aux paroles étranges qu’elle murmurait, la peur me saisit immédiatement. Ce qu’elle fit avec ces mains, je fus incapable de tout apercevoir, mais rien ne me semblait indiquer qu’elle priait aux forces divines, comme ce que les sœurs nous apprirent. Je ne pus malheureusement pas m’empêcher de murmurer quelques mots d’indignations, avant de faire un signe de croix.

Soudainement, je croisais son regard, et c’est là que je craignis le pire. J’allais prendre mes jambes à mon cou, lorsque soudainement, l’inconnue me plaqua contre l’arbre le plus proche. Encore sous le choc d’une attaque si rapide, je n’eus pas le temps de crier avant qu’elle ne me couvre la bouche. J’essayais de me démener pour qu’elle me lâche, mais il n’y avait rien à faire. En la voyant se rapprocher de moi, je paniquais un peu. Allait-elle m’ensorceler? Ce qu’elle me dit me laissa un peu confuse. Pas méchante? Mais les sorcières … elles … elles sont maléfiques, non? Est-ce que la blonde essayait de me tendre un piège? Je ne dis rien, je ne fis rien sinon la regarder d’un air troublé. Vu que j’avais arrêté de bouger, que je ne parlais pas, cela sembla être suffisant pour qu’elle me relâche. Je remerciais tout saint et ange, ayant visiblement échapper à ce qui aurait pu être une véritable horreur. Ou … ou peut-être n’était-ce que le début, alors que la jeune femme blonde me proposa de la suivre, qu’elle m’expliquerait. « Je … vous êtes … une sorcière. Pou…. Pourquoi est-ce que v… vous m’inviter à vous suivre? Je … je veux juste être libre. Je dirais pas que je vous ai v… vu. » L’ayant vu à l’œuvre tout à l’heure, je me doutais bien du fait qu’elle ne venait pas d’invoquer un démon.
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Clarke GriffinWHATEVERClarke Griffin
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Was I made from a broken mold ?Clarke et DaisyC’était la première fois que quelqu’un, mise à part son oncle, voyait Clarke en flagrant délit de sorcellerie. Elle avait réagi instinctivement, surtout en prenant en compte les vêtements religieux que l’inconnue portait. La blonde ne savait pas comment réagir face à cette situation et elle due réfléchir à la vitesse de l’éclair et choisir la solution la plus sécuritaire. D’abord, les sœurs ou elle ne savait pas trop quel autre terme étaient souvent en groupe, donc le chuchotement était vital. Ensuite, il y avait cette fameuse expression « diviser pour mieux régner » qui s’appliquait. Quoi que, dans ce cas, ce serait plutôt « diviser pour mieux convaincre ». Puisque la témoin est seule, Clarke aurait plus de facilité à lui offrir l’antidote intellectuel contre le poison de l’église.

C’est avec cet espoir minime de pouvoir ouvrir quelqu’un qu’elle prenait le risque de lui expliquer, de l’inviter dans son secret le plus « impie », selon ses prêtres. La réponse, pleine de bégaiement, de la blonde fit rire la petite sorcière. « Libre … Libre … » Clarke s’éloigne de quelques pas, à reculons, écartant les bras pour désigner le monde les entourant. « Tu te sens libre ? Je suis persuadée que tu es en fuite. Je sais ce que c’est, c’est tout sauf la liberté. Et juste en voyant comment tu me regardes, je vois que ton esprit est toujours enchaîné aux idées aveugles de l’Église. » Elle retourna dans son cercle, se posant près de l’endroit où elle était à l’œuvre quelques minutes plus tôt, regardant toujours l’inconnue visiblement effrayée. « La seule raison pour laquelle tu devrais me craindre, c’est parce que tu ne me connais pas. »

Quelques bruits attirèrent son attention. Des branches se cassant, des feuilles dérangées lors de leur bain de soleil, puis finalement des voix. Elles criaient un nom, Daisy, en demandant où elle était. Ce n’était pas difficile de faire l’équation. Daisy se tenait devant elle. Dans tous les cas, Clarke devait déguerpir. Elle se leva avec empressement, récupérant le fruit de son travail et effaçant les dessins au sol de son mieux avant de répandre des feuilles mortes. Une fois la zone cachée de toute présence humaine et, surtout, de sorcellerie. Prenant son sac, Clarke se tourna vers la supposée Daisy. « Tu veux être libre ? En voici le premier goût ! Soit tu fuis de ton côté, soit tu me suis. Je connais ces bois comme ma poche, je peux nous tenir hors de leurs recherches ! »  
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Daisy JohnsonWHATEVERDaisy Johnson
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•••Malgré mon âme rebelle, ma perception du rôle de la femme n’a jamais vraiment changé. Peut-être est-ce à cause des enseignements que je reçois depuis mon tout jeune âge. On me répète constamment que je me dois d’apprendre le nécessaire pour subvenir au besoin d’un futur mari. Faire à manger, laver les vêtements, ranger la maison … et … avoir des enfants. En fait, je partais d’une vie de silence et d’ennui à celle d’esclave. J’imagine que celles qui ne s’enfuient pas n’envisagent pas un autre avenir. Même moi, je me mens sans arrêt, alors que l’envie de liberté ne m’empêche pas de questionner le vide que cela me laissera, une fois hors des murs de l’Église. Que deviendrais-je? Quel est le destin d’une femme sans homme, d’une fuyarde qui ne sait pas où elle va? C’est le revers de la pièce, en quelque sorte. On rêve tous d’ailes pour voler, mais on craint de s’écraser ou de ne pas savoir dans quelle direction partir.

Je n’étais donc pas tout à fait honnête, quand j’affirmais à l’inconnue que je souhaitais être libre, que je jurais de ne pas révéler son secret. Il y avait toujours une partie de moi qui s’accroche aux enseignements religieux, et ça, la jeune femme devant moi pouvait facilement le percevoir. Mon bégaiement démontrait facilement l’insincérité de mes propos. Son rire ne me fit que craindre la suite de ses propos. Désignant le monde qui nous entourait toutes les deux en ce moment avec ses bras écartés, elle me fit remettre en question mes pensées et surtout, mes propres intentions. « J’essaie de fuir, mais elles me retrouvent toujours. Les sœurs … j’ai grandi avec elles … elles m’ont enseigné … » J’hésitais à continuer ma phrase, maintenant que je commençais à comprendre ce que la blonde désignait comme étant des idées aveugles transmises par l’Église. J’étais prise dans un cercle vicieux, où je prenais la fuite, mais je retombais toujours à la même place. Les courts moments hors de ce lieu religieux ne suffisaient pas à me convaincre de quoi que ce soit, vu que je retournais aux mêmes habitudes une fois que les sœurs me rattrapaient et m’enfermaient dans ma chambre en guise de punition. « Je … je vous crains car ce que vous faisiez … ce n’est pas … » Permis? Non. Dire cela impliquerait que je la jette immédiatement dans la fausse aux lions. Le terme que je cherchais était tout autre. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas ce que je voyais au quotidien. Les femmes que je côtoyais étaient toutes très simple d’esprit. En comparaison, j’avais toujours l’esprit tordu. Les ordres, je les suivais, non sans me demander si cela en valait vraiment la peine. Cette petite graine de rébellion restait là, chose que les sœurs détestaient de ma personnalité.

Et justement, en pensant à elles, voilà que leurs voix se font entendre dans les environs, criant mon nom. Au son des branches qui se cassaient, je compris que ces femmes se rapprochaient, qu’à tout moment, elles me retrouveraient. Est-ce que je voulais vraiment me revoir enfermée, à devoir prier pour qu’une entité invisible me pardonne mon affront? Mais qu’est-ce que je deviendrais, si je ne suivais pas le destin qu’on me donnait? Où irais-je, si ce n’était pas à l’Église? Je me trouvais dans cet entre-deux pour le moins épineux, à la recherche d’une quelconque réponse. Mes yeux, cependant, étaient fixés sur l’inconnue, qui, affolée par les voix, se dépêchait de tout ranger, question qu’on ne retrouve pas ses traces. Une fois que les dessins au sol furent cachés, et ses objets personnels remis rapidement dans un sac, je la vis se tourner vers moi. Un ultimatum, une dernière chance, en quelque sorte. Soi je partais seule, soit je la suivais. Elle disait connaître les lieux, pouvant nous tenir ainsi loin de la portée des sœurs. Un peu secouée par la situation, je fermais les yeux le temps d’un instant, espérant que cela soit le meilleur des choix. « Je vous suis. » Je venais de jeter les dés, reprenant en main ma vie, à la place de la laisser à d’autres. Je me sentais étrange, des frissons me parcourant le corps. Était-ce ça, la sensation de vivre librement?
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