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Witches are real, and they are dead. [Erik]
Sabrina SpellmanWHATEVERSabrina Spellman
ÂGE RÉEL : 25
MESSAGES : 263
ANNIVERSAIRE : 10/03/1994
INSCRIPTION : 14/04/2019
QUARTIER RÉSIDENTIEL : Saint-Laurent
EMPLOI : Lycéenne, actrice, baby-sitter et assistante (#busy life)

( Witches are real and they are dead )
La nuit était jeune, le vent sifflait et les arbres frissonnaient tout autour. Des pierres enchantées se tenaient debout pour couvrir de leur majestueuse architecture les sorcières qui s’étaient rassemblées pour célébrer la nature et les esprits malins. Du haut de ses vingt-quatre années, la jeune femme aux cheveux platine s’était présentée ce soir dans son manteau le plus chaud et le plus agréable : un manteau rouge. Les jeunes femmes fermèrent les yeux et joignirent leurs mains tremblantes. Un instant seulement leur permit de faire taire le vent et les fleurs tout autour. Dans une bulle silencieuse qu’elles espéraient ne pas éclater, les femmes d’âges variés scandèrent leur cérémonielle prière : Nocte vento. Da nobis olim retro. Quod praeteritum et praesens. Hoc praeterito. Des cris. Nocte vento. Da nobis olim retro. Quod praeteritum et praesens. Hoc praeterito. La bulle éclata, et le sol se déroba sous ses pieds. Nocte vento. Da nobis olim retro. Quod praeteritum et praesens. Hoc praeterito.

Sabrina ouvrit soudain les yeux pour admirer le sol où elle venait de chuter. L’herbe humide caressait désagréablement son visage. Elle avait perdu connaissance. Le choc devait l’avoir rendue sourde, car Sabrina n’entendait plus les sorcières s’affairer ou scander autour d’elle. Mais… Elle ne comprenait plus rien. Les femmes avaient disparu et s’étaient évanouies dans la nuit. Il n’y avait aucune trace d’elles sur le sol gadoueux. Frottant ses genoux pour essayer de nettoyer son pantalon tâché de boue, la jeune femme regarda désespérément le ciel, comme pour se rassurer et se dire qu’il ne leur était pas encore tombé sur la tête. La stupeur la figea net alors que celles-ci lui criaient que quelque chose n’allait pas. Tout était… différent. Quelles femmes ? Sabrina ne se souvenait plus et sentait la panique monter et la paralyser davantage. La nuit n’était pas encore tombée, mais était sur le point de les engloutir. Elle était pourtant certaine de n’avoir fermé les yeux qu’un instant.

“Reprends-toi… Tout va bien se passer. Tu dois juste retrouver ton vélo et…”

Mais où l’avait-elle laissé ? Le chemin lui était étranger et semblait serpenter dans une toute autre direction à présent. Il y avait plus d’arbres également dans cette forêt. Le fond de l’air sentait différemment. Il faisait frais et Sabrina pressa son manteau rouge plus fort contre elle.

“Etrange… très étrange.”

Quelque chose clochait. Elle n’aurait su dire quoi. Soudain, des bruits. La sorcière se retourna et pencha la tête sur le côté pour essayer d’en deviner leur origine. Des chevaux ? Son sang ne fit qu’un tour. Cela se pouvait-il ? Elle décida de marcher dans leur direction. Ils pourraient peut-être la diriger vers la route la plus proche, ou lui permettre de téléphoner au haras ?

( Pando )
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Witches are real, and they are dead. Les chevaux courent dans la forêt, le vent caresse mon casque symbole de mon rang, les hommes avec moi entourent la proie... Elle est perdue, elle est finie, elle ne pourra plus s’enfuir. Le cercle se referme, nous nous rapprochons de la cible, des cris résonnent et elle tente de fuir mais c’est fini... Un des soldats arrive à l’attraper avec une corde, elle tente de tirer dessus sans succès, se débat alors que les hommes descendent de leurs destriers pour se rapprocher de celle qu’il faut attacher. Des cris, des supplications. Comme d’habitude, encore les mêmes discours, elle clame son innocence, elle dit ne rien savoir sur les actions de son époux, mais tout ceci n’est que subterfuge. En effet, je suis habitué maintenant, les entendre à chaque fois crier les mêmes choses, faire ceux qui ignorent la vérité mais l’ignorance n’est point une justification, ce n’est point de l’innocence. Je m’approche d’elle en la regardant d’un air froid, d’un air totalement détaché, ne voyant pas un être vivant mais une coupable, une créature qui doit être châtié pour ses crimes.

« Silence... Avouez et je serai clément. »

Mais bien entendu, encore des supplications, juste des mots pour tenter de m’apitoyer mais aucun aveu. Je fais un geste brusque de mon bras pour les hommes qui m’accompagnent et à nouveau je prends parole, d’un ton plus dur. Une injonction condamnant cette femme, une leçon pour touts les villageois, qu’ils apprennent que personne ne peut fuir la justice du Grand Inquisiteur Erik, que personne ne peut me tromper.

« Attachez-la par les pieds à mon cheval... Si elle survie au voyage, elle sera pardonnée pour son crime. »

Bien entendu, elle sera ensuite accusée de sorcellerie car une personne normale ne peut pas survivre à un tel traitement. Surtout vu sa faible constitution. Bref, je remonte sur ma monture en les laissant exécuter mon ordre alors que notre criminelle crie, se débat, tentant d’éviter ce sort, voulant fuir sans succès, se retrouvant les deux chevilles attachées, le tout par une corde reliée à ma selle. Bêtement elle tente de ramper, ses ongles griffant la terre boueuse, mais rien n’y fait, je donne le premier coup sur le flanc de mon cheval pour reprendre la route, les hommes me suivant. Pendant les vingt premières minutes, elle crie sa douleur mais petit à petit cette mélodie diminue et finit par disparaître, laissant juste le son de son corps trimballé tel un poids mort. Nous rejoignons le chemin pour retourner vers la ville la plus proche quand soudainement notre route croise celle d’une autre personne, une jeune femme au teint pâle et la chevelure pouvant rappeler celle des spectres. Mais ce qui est encore plus étrange est sa tenue. Je fais un signe pour annoncer la halte, regardant cette damoiselle des plus étrange. Elle, seule, se trouvant devant moi habillé de ma toge rouge, de mon casque rouge au sceau de ma famille, portant ma lame au fourreau, ma « proie » attachée à l’arrière du cheval, au sol et en sang, accompagné de cinq soldats royaux habillés d’une maille et armées. Je garde ma main levée et paume ouverte en fixant cette inconnue, attendant avant de donner le prochain ordre, me concentrant sur cette créature sortie de la forêt, ne voyant rien chez elle de significatif, point de sceaux, point d’armoirie... Une tenue qui n’est pas noble, ni paysanne.

« Ribaude, quels sont ces affublements ? Répondez prestement. »

Dis je d’une voix imposante, sans la quitter du regard. Une telle beauté ne peut-être que les atouts du diable et ce qu’elle porte est surement la preuve qu’elle pactise avec des êtres corrompus. Je suis presque persuadé qu’elle est souillée, sans époux, et sans vertu. Je lui laisse une chance, une unique chance, celle de me donner une réponse convaincante, mais si cette dernière n’arrive pas à me satisfaire, la main se refermera en poing pour donner signe aux soldats de la saisir. D’ailleurs certains ont déjà leur main sur leur arme, prêt à la sortir du fourreau.


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( Witches are real and they are dead )
Son esprit semblait voilé d’obscurité et elle ne parvenait pas à mettre ses pensées en ordre. Un pas après l’autre, elle marchait doucement en direction des bruits de chevaux - mais courrait véritablement et sans le savoir à sa perte. Chaque vibration fatiguait son corps engourdi par le voyage et embrumait davantage sa réflexion. Sabrina se trouvait de plus en plus incapable d’expliquer sa présence dans ces lieux, de raisonner ses actions, ou de décrire les personnes qu’elle était venue y rencontrer. Elle marchait, trop rassurée de savoir des vies humaines aux alentours. Malgré tout, quelque chose hurlait à son oreille qu’elle ne devait plus marcher, mais courir dans la direction opposée. Une odeur de mort s’infiltrait dans ses vêtements salis. Sabrina vacilla en distinguant enfin ceux qu’elle pensait être ses sauveurs : des soldats d’une toute autre époque, des casques et des armures. Cela ne faisait aucun sens, et en faisait pourtant tellement à la fois. Ses jambes engourdies lâchèrent et elle se laissa tomber sur les genoux, incapable d’émettre le moindre son. Elle avait voyagé dans le temps. Les étoiles avaient essayé de la prévenir mais la surprise n’en était pas moins grande. La jeune femme aux cheveux de lumière observa le groupes d’hommes de ses yeux écarquillés. Elle n’était soudainement plus aussi certaine de pouvoir les considérer comme son salut. Son sang qui battait jusqu’ici à cent à l’heure se figea lorsque son regard stupéfait s’arrêta sur une femme allongée et meurtrie. Pourquoi était-elle attachée ? La prisonnière venait-elle de s’endormir, trop fatiguée par la marche ? Non. Elle ne dormait pas, ou plutôt, elle dormirait toujours. Sabrina ouvrit la bouche pour crier mais le son s’était bloqué dans sa gorge. Je vais me réveiller. Je vais me réveiller ! Des gouttes d’eau salée tombaient de ses yeux et roulaient sur ses joues. Un homme qui se tenait droit sur son cheval s’adressa à elle d’une voix froide et inquisitrice.

“Quoi ?”

Parvint-elle à laisser échapper. Ribaude ? J’aurais vraiment dû être plus attentive au lycée. Mais les cours de l’Académie des Arts Invisibles lui avaient appris au moins une chose : il ne faisait pas bon être sorcière durant ces années médiévales. Affublements ! Le mot la frappa de plein fouet et elle comprit qu’il l’interrogeait sur ses vêtements qui trahissaient tout de son appartenance à un autre temps, un autre monde.

“Je suis perdue…”, murmura-t-elle plus qu’elle ne cria.

Qu’aurait pensé sa tante Zelda en la voyant si faible et misérable ? Ressaisis-toi ! Elle avait un jour été la Messagère et l’Arme de Satan en personne, ce n’était pas un petit voyage improvisé dans le passé qui aurait raison d’elle ! Seulement voilà… Elle ne se rappelait plus. Si seulement elle s’était souvenu, la sorcière aurait sacrifié le sang d’un homme et aurait chanté son sortilège pour regagner un futur rassurant ; car l’homme ne lui disait rien qui aille.

“Ces affublements m’ont été faits cadeaux par une dame riche et très puissante. J’implore votre aide car je suis perdue et dois retrouver les miens sans encombre. Vous serez honorés et récompensés pour votre aide.”

La jeune femme ne le quittait plus des yeux, accrochant chaque millimètre carré de sa rétine avec la sienne. Le bleu de son regard vibrait tandis qu’elle préparait ses armes, elle aussi. Elle ne se rappelait plus de ce qui l’avait propulsée dans ce monde, mais en savait assez pour se défendre. Lilith soit louée, elle préexistait à toute vie. Malgré la fatigue, Sabrina s’efforçait de garder la tête haute, consciente qu’elle s’engageait en territoire inconnu. Si elle ne voulait pas finir comme le corps accroché et bringuebalant, elle devait développer des trésors d’imagination et d’adaptation, et le plus vite possible.

“Je vous prie, mes seigneurs, de bien vouloir m’indiquer l’année s… l’année qui est la nôtre. Ma tête a heurté un rocher et je ne suis plus sûre de rien.”

Et tant pis si elle dévoilait sa fragilité, elle devait savoir.

( Pando )
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Witches are real, and they are dead. Cette femme semble totalement égarée, perdue comme elle vient de dire, mais est ce que sa perdition est celle d’une personne égarée et seule en ces lieux ? Ou est ce l’âme d’une jeune damoiselle qui s’est perdue dans des actes de sorcelleries ? Juste à la voir ainsi vêtue, je peux déjà conclure qu’elle n’a pas été victime d’une attaque car même si elle est salie par la terre, elle n’a aucune marque laissant penser à un combat, ou même à une fuite, rien de déchiré, aucune blessure, pourtant la peur est présente, une peur qui se sent. Chose naturelle quand une personne de son genre se retrouve face au Grand Inquisiteur. N’importe qu’elle âme maudite ressent la peur face au bras de la justice sacrée, le bras qui banni les damnés et châtie ceux qui flirtent avec le diable. Quelque part, pour une sorcière, ce serait réellement la plus mauvaise des rencontres possibles en ces terres. J’écoute, attentif, plus que ça même, analysant le moindre détail sur son être, la moindre intonation dans sa voix et ne laisse transparaitre aucune forme de compassion face à son état. Je ne suis pas sourd, j’entends bien aussi les commentaires des soldats trouvant bien intéressant le teint et la chevelure de la jeune femme, voyant un possible amusement pour leur nuitée après une petite traque, comme si ils s’attendaient à recevoir une récompense de ma part pour leur dur labeur qui était en soi une récompense. Se battre pour faire régner la paix sur nos terres est le plus beau des présents possibles en ce monde.

« Une Dame Riche et puissante ? Quelles sont ses armoiries ? »

Après tout, riche et puissante ne veut pas dire spécialement que c’était une dame de notre royaume ou alliée. Mais ce qui m’intéresse un peu plus dans la situation, c’est que je n’ai jamais vu un tel accoutrement, quelques soient les terres que mes pieds ont foulées, encore moins dans la noblesse. De plus une Damoiselle qui aurait un tel présent ne se baladerait point seule en ces lieux sinistres. Où est son époux ? Son escorte ? Mes traits durcissent, me demandant pourquoi une telle supercherie, mais j’attends encore un peu, donnant droit au doute vu que son langage ne semble point celui d’une roturière.

« Qui sont les vôtres ? »

Peut-être qu’elle en dévoilera plus, les soldats semblant un peu choqués qu’elle ose me parler d’honneur et de récompense, à moi le Grand Inquisiteur, l’homme qui ne sait point être corrompu, qui se bat pour la justice sans vouloir de gloire ou d’or pour mes actes totalement bénévoles, des actes pour le bien du Royaume et qui n’ont aucune recherche d’un bénéfice personnel. La méfiance m’envahit de plus en plus, entendant les murmures de ceux qui m’accompagnent et je tourne le regard vers eux, imposant le calme sans user de paroles, montrant clairement que je n’apprécie point ce genre d’écarts, que ce soit les commentaires sur ce qu’il se passe ou leurs désirs charnels inspirés par cette présence nouvelle. Ce qui porte un coup de grâce à la jeune damoiselle, c’est sa dernière question, quémandant de savoir notre époque. Mon regard devient plus froid et dur, la jugeant ouvertement, surtout que je ne vois pas de sang couler sur son visage, point de marque indiquant une chute assez violente pour lui faire perdre la tête. Et ça ne justifie toujours pas l’absence d’escorte, ni le reste. Ma main se ferme, formant un poing, avant de tomber le long de mon corps et deux des soldats descendent de leurs chevaux respectifs pour se rapprocher de la jeune inconnue.

« Votre malaventure prend fin, mes compagnons d’armes vont vous aider à vous joindre à moi sur ma monture et nous allons vous accompagner au village où je dois présenter cette sorceresse au peuple. »

Oui je tente un coup de Jarnac avec elle, espérant qu’elle se laisse ainsi faire pour que je puisse la ramener sans encombre et pouvoir l’interroger en lui plus propice. Les routes du royaume ne sont pas les plus adaptées pour faire passer une damoiselle à la Question, et elle pourrait tenter d’user de charmement contre mes soldats pour s’échapper. D’ailleurs les deux approches lentement, méfiants, après tout ils ont compris mes intentions et ne savent pas encore si cette femme est pourvue d’armes ou non.

« Considérez vous sous la protection du Grand Inquisiteur et tant qu’il en sera ainsi, aucune âme ni mâne n’osera s’en prendre à votre personne. Des soins vous seront prodigués. »

Etrangement, souvent les êtres de ces terres préfèrent être en proie aux risques de la forêt ou des bas quartiers que de se retrouver sous mon regard inquisiteur. Surtout depuis que l’homme juste et honnête que j’étais comme voirjuré est devenu celui que je suis en ce jour. Je peux sentir la déception de certains de mes hommes qui espéraient pouvoir s’amuser cette nuitée d’une compagnie, mais je ne suis pas homme à laisser un risque roder aussi proche de nos terres. Après tout, cette jeune créature était peut-être occupée à vouloir invoquer des plaies et damnation.


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Le danger l’entourait, et elle pouvait presque déjà sentir leur souffle chaud sur sa nuque. Sabrina s’était engagée dans des sables mouvants, et ils l’engloutissaient un peu plus chaque seconde. Plus elle se débattait, et plus le regard glacial de l’homme la transperçait de toute part. Les murmures s’élevaient dans les airs tandis qu’elle se cherchait une prestance. Il lui fallait réagir vite, impulsivement, si elle ne voulait pas perdre la face et se trahir davantage. Des bribes de conversation parvenaient à son oreille, et elle se sentait de plus en plus piégée. La jeune femme était fatiguée par ce voyage surnaturel, et elle savait ne pas avoir suffisamment de force pour tous les mettre hors d’état de nuire. Elle s’efforçait de ne pas grimacer, ou de ne pas se montrer outrée. L’envie de remettre à leur place ces tas de muscles était pourtant bien présente, et elle songeait à deux ou trois sortilèges qui leur ferait perdre la raison. Seulement, elle devait se montrer sage, et ne surtout pas manquer son coup. Autrement, elle finirait comme cette pauvre femme, qui ne méritait sans doute pas un tel sort. Cette fois, elle ne pourrait pas être sauvée par Satan ou par la terre si spéciale et consacrée de ses tantes. La mort serait ici définitive, elle pouvait le sentir ; c’était comme avoir une vieille amie penchée sur son épaule, qui vous murmurait des avertissements. Sa peau frissonnait, mais ce n’était pas seulement l’effet du froid. Le visage fermé et terriblement sévère de leur chef lui donnait des maux d’estomac. Ils semblaient tous le craindre, car un simple regard suffit à les faire taire. Sabrina voulut le remercier mais comprit rapidement qu’il ne défendait pas son honneur. Malgré elle, la jeune femme cligna des yeux plusieurs fois.

“Ses armoiries… Je… ne me rappelle pas. Je me sens faible et le froid a eu raison de ma condition.”

Elle doutait que ces explications lui conviennent. Il lui fallait pourtant en trouver une. Ses yeux s’assombrirent aussitôt. Il n’était pas dupe ; elle ne l’était pas non plus. S’efforçant de garder la tête haute et de ne pas regarder derrière elle pour ne pas lui donner de raison de passer à l’acte, Sabrina répondit sans attendre :

“Nous avons été séparés par des brigands. Ils étaient bien trop occupés à piller notre… à piller notre cargaison pour s’occuper de moi. Nous transportions de magnifiques parures que nous devions porter à sa majesté la reine.”

Elle signait sans doute son arrêt de mort, mais tout était bon pour gagner du temps. Il lui fallait retrouver ses forces et rassembler ses esprits. Sans eux et sa magie, elle ne saurait survivre. Quelques minutes encore… C’est alors qu’elle fit le dernier pas. La main de l’imposant cavalier se serra et deux hommes descendirent de leur cheval. Ses mots sonnaient davantage comme une menace que comme une libération. Elle frissonna mais ne bougea pas d’un cil. Ils ne s’étaient pas encore suffisamment approcher pour la toucher, et c’était tout ce qu’elle leur souhaitait.

“Cette femme était sorcière ? Quel mal avait-elle causé ?”

Si telle était le cas, il pourrait peut-être l’informer sur sa provenance, et sur ses semblables. Elles seules pourraient l’aider. La forêt se tenait quelques centaines de mètres derrière elle. Courir n’était pas une option.

“Grand Inquisiteur, permettez-moi… de vous remercier pour votre aide. Je vous suis véritablement reconnaissante. Pourtant, la tête me tourne et… ”

Sa protection n’était qu’un leurre et elle savait ne pouvoir compter que sur elle-même. Sabrina fit quelques pas en arrière, tous ses sens en alerte et laissa ses jambes trembler à la vue de tous.

“J’ai couru pour leur échapper… Je me sens si faible.”

Ses sortilèges de protection n’étaient pas aussi puissants que ceux de sa tante Hilda. A contre-cœur, la jeune femme s’engouffrait dans la gueule du loup. Oui, la gueule du loup. Elle tourna la tête vers les deux hommes et baissa la tête en guise de renonciation, mais surtout pour mieux murmurer : Nervi trahere. Meus in sempiternum. Ses deux compagnons d’armes ne lui feraient aucun mal, elle s’en était assurée. Telles ses marionnettes, ils la soulevèrent avec douceur pour la poser derrière celui qui était jusqu’alors leur maître. Et sans se trahir, remontèrent à dos de cheval.

“Je m’en remets à vos soins, Grand Inquisiteur.”

Naïve, elle pensait s’en sortir.

( Pando )
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Witches are real, and they are dead. Etrangement, quelque chose me dérange, quand elle joue à la faible femme ça sonne réellement faux, comme si ce qu’elle faisait n’avait rien de naturel, comme si elle transpirait de sa fourberie. Mais je me tais, écoutant surtout les réponses qu’elle apporte car c’est souvent ainsi que vérité apparaît, au travers du poison que déverse une vipère pour tenter de sauver sa vie, pour éviter de faire face à la purification. Oublier des armoiries d’une personne offrant un présent sonne plus comme un aveu d’avoir rapiné ces dits présents. Le froid mordant est bien présent, de plus en plus depuis que nous sommes à l’arrêt à cause de cette inconnue prétendument perdue, mon regard ne l’a quitte point, à aucun instant, alors qu’elle continue à cracher mensonge sur mensonge, venant maintenant ajouter le malheur des canailles qui auraient voulu détrousser un convoi dont je n’ai jamais entendu mot. Point de mots de ma part pendant son histoire, les soldats approchant comme il fut ordonné d’un signe quand la jeune femme se montre soudainement curieuse au sujet de la prisonnière. Une longue inspiration avant que ma voix se fasse entendre, dévoilant l’accusation ainsi que la condamnation de cette femme.

« Son époux a été mis aux fers après avoir été retrouvé avec des objets l’incriminant et elle a tenté de nous faire croire à son innocence par de fieffés mensonges. »

Ma voix est sans compassion, et oui pour moi un époux ou une épouse ne peuvent point être innocent des crimes de leurs moitiés, ils vivent ensemble, ils sont complices ou alors totalement aveugles et cette femme semble bien ne pas avoir de problèmes de cécité. La froideur qui vit en mon cœur semble ancrée, comme si elle s’était installée depuis des années pour ne plus s’en déloger.

« Elle a fuit face à son châtiment, tentant surement de retrouver les sorceresses des forets, mais personne n’a le pouvoir d’échapper à la purification. »

Ajoutais-je simplement, refusant de laisser le moindre doute raisonnable régner. Touts crimes se doivent d’être châtiés à leur juste valeur et la famille d’en assumer les conséquences. Ainsi ça poussera à l’avenir aux familles à dénoncer au lieu de cacher ceux des leurs qui commettent horreurs. Surement qu’une fois au village, elle ne sera même plus reconnaissable, mais au moins elle sera montrée aux autres roturiers et paysans pour qu’ils comprennent que le Grand Inquisiteur veille sur la justice. La fragile jouvencelle semble se montrer de plus en plus épuisée, venant pourtant me remercier ce qui est assez surprenant, où alors elle vient de contrés lointaines qui ne connaissent point ce que représente un Inquisiteur, mais je ne vais rien ajouter là-dessus, écoutant juste celle-ci insister sur son état. Un instant je glisse la main sur le flanc de mon cheval, comme pour chercher à attraper quelque chose où me préparer car après tout je me méfie grandement, pensant qu’elle va tenter soudainement de fuir ou de courir, comme beaucoup le feraient à sa place, mais finalement elle se laisse approcher et escorter. Une fois celle-ci posée derrière moi, même si j’aurais préféré qu’ils la posent devant moi, n’aimant point avoir quelqu’un dans mon dos.

« Veuillez excuser le comportement de nos hommes, voyant une jouvencelle sans alliance ni époux, ils vous ont considérée telle une folieuse. Prenez notre mantel pour vous couvrir, ainsi le froid vous épargnera en attendant d’arriver au village. »

Restons pour le moment courtois avec l’étrangère en attendant d’arriver sur place, après tout il en sera bien plus facile ainsi pour la transporter que si il fallait aussi l’attacher et la mettre tel une besace sur le dos de ma monture. Attendant que les deux soldats reprennent leur place, une fois fait je fais un signe pour annoncer la reprise de la route. Les premières minutes se font dans le calme avant que mes mots reviennent à la surface, des paroles cherchant à trouver réponses au mystère entourant cette créature surement souillée par bien des maux.

« Alors si vous nous contiez de quelle terre vous venez... Peut-être pourrions nous quérir un messager pour qu’il puisse porter la nouvelle de votre présence aux vôtres. »

Comme souvent, je parle de moi à la première personne du pluriel, ce qui est normal pour un homme de mon rang, comme pour certains seigneurs. Mon regard se porte un instant vers les cieux pour tenter de me faire une idée sur le temps restant avant d’arriver au village, ajoutant du coup toujours sur un ton assez impérieux et strict.

« Le vassal de notre seigneur le Roi m’a offert gîte dans une demeure de son village, nous y passerons journée et nuitée le temps de gérer quelques affaires de justice et nous reprendrons rouge à l’anjorner. Vous nous ferez honneur de votre présence. »

Mes mots ne sonnent point comme une invitation, plus comme une injonction, faisant comprendre à cette dernière que pour l’instant sa vie ainsi que sa liberté sont une question de mon bon vouloir. Enfin faudrait il déjà qu’elle supporte la première nuitée avant de pouvoir s’imaginer reprendre la route le jour suivant. Les gardes restant pour l’instant silencieux, derrière nous alors que je mène la marche fièrement, comme si une part de moi se sentait intouchable.



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Sabrina SpellmanWHATEVERSabrina Spellman
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Sabrina était la preuve vivante que les mortels et les sorcières pouvaient cohabiter et s’aimer. Elle était le fruit de l’amour d’un Grand Prêtre, adorateur de Satan, sorcier et philosophe, et d’une mortelle forte et indépendante. La blondinette avait elle-même embrassé les théories de son père, quelques années auparavant - ou bien était-ce des centaines d’années plus tard ? - et rassemblé les mortels et les sorcières de Greendale sous le même toit. Car de leur union dépendant la survie des non-mortels. La blondinette s’était très tôt intéressée au statut de la femme, et très jeune contre les injustices basées sur le seul critère de genre dans son lycée. Comme tout cela paraissait désuet à cet instant. Sa survie ne dépendait plus que d’une seule et même personne : un homme froid et imperturbable que la vie d’une femme ne semblait visiblement point troubler. Un goût amer de renoncement se propageait sur son palais. Comme la justice avait évolué, et surtout pour le meilleur ! Cette femme n’avait commis aucun autre méfait que de s’être marié avec un homme. Elle n’était pas sorcière, et Sabrina aurait pu mettre sa main à couper qu’il le savait. C’était une époque bien différente, où la justice prenait racine dans la peur qu’elle engendrait. Incapable de pousser la comédie jusque-là, Sabrina se contenta de simuler un sourire et de hocher la tête de haut en bas. La jeune femme pouvait pratiquement sentir l’odeur du corps en décomposition ; elle devait avoir cessé de crier des heures plus tôt. Purification ! Retenant la nausée qui s’installait dans son abdomen et dans sa gorge, la jeune femme obtempéra, mais non sans prendre de précautions. Elle ignorait tout des protections qui entouraient le Grand Inquisiteur, et pensait naïvement pouvoir s’en sortir plus tard. Malheureusement pour eux, les deux hommes de main qui étaient descendus de leur fier destrier n’étaient pas aussi bien protégés. Ils étaient dorénavant les marionnettes silencieuses et discrètes de la sorcière, qui tiraient les fils en silence. Ils la saisirent par la taille et la soulevèrent pour la placer derrière leur chef. Fort heureusement pour elle, le Grand Inquisiteur ne sembla pas tiquer plus que de raison ; elle ignorait qu’ils les plaçaient d’ordinaire devant le Grand Inquisiteur, pour que celui-ci puisse garder un œil serein sur leur invitée. La sorcière s’efforçait de calmer sa respiration et de paraître la plus tranquille possible car toute palpitation ou souffle pouvait la trahir. Sans alliance… Il était dangereusement observateur, et la blondinette comprit à cet instant qu’il était trop tard pour faire marche arrière : elle était prisonnière. Dans son dos, les yeux de Sabrina s’écarquillèrent et son cœur manqua un battement.

“Je vous en suis reconnaissante. Mon alliance a dû échapper à mon doigt lorsque je tentais de fuir nos attaquants. Je vous serais gré de bien vouloir allouer quelques hommes à sa recherche. Je veillerai à ce qu’ils soient récompensés, bien entendu. Ou de bien vouloir me permettre de la chercher. C’est un héritage.”

La jeune femme ajusta le mantel sur ses épaules. Elle doutait fortement qu’il puisse tomber dans le panneau, mais si l’homme acceptait l’une ou l’autre de ses deux requêtes, Sabrina s’imaginait pouvoir plus facilement lui filer entre les doigts, elle aussi. Les chevaux reprirent leur chemin, encouragés par leur monture. La jeune femme réfléchissait à toute éventualité mais la chose était rendue difficile par le ballottement d’un corps inerte, à quelques dizaines de centimètres d’elle à peine.

“Nos terres sont verdoyantes, au nord de ce royaume. Il faudra plusieurs jours à votre messager pour porter la nouvelle de ma présence aux miens. Je suis bien plus soucieuse de retrouver mon époux. Li… Le Seigneur seul sait ce qu’il a pu advenir de lui.”

Elle s’était reprise juste à temps pour ne pas louer le nom de Lilith, qu’Elle soit maudite ! L’homme semblait s’interroger et n’avalait aucunement ce ramassis de mensonges, elle pouvait le sentir. Sabrina envisagea de sauter de sa monture, mais il la rattraperait sûrement en un battement de cil. Il déclara soudain qu’elle serait des leurs toute la journée, et même la nuit venue. Cette invitation sonnait comme une injonction, et Sabrina serra les dents. Elle voulut feindre la reconnaissance, mais n’en fut pas capable, soufflée par la vérité. Ils poursuivirent leur chemin dans le silence, jusqu’à arriver aux portes du village.

“Votre épouse nous fera-t-elle l’honneur de sa présence ?”

Les gants qu’il portait l’empêchait de le vérifier. Peut-être pourrait-elle davantage s’attirer la sympathie d’une autre femme. Elle garda la tête haute pour préserver les apparences de son rang, et attendit bientôt qu’on vienne l’aider à descendre. Leur arrivée provoquait beaucoup de mouvements autour d’eux, et Sabrina resserra le mantel autour d’elle pour cacher ses vêtements.

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Witches are real, and they are dead. Me prend elle pour un débutant ? Il n’y a point anneau, mais il n’y a point de trace non plus et vu l’âge de la jouvencelle, ça devait bien faire quelques années qu’elle aurait dû avoir époux, donc au moins les traces du temps, du soleil. J’hésite encore à savoir si c’est juste une bordelière aux mœurs légères, ou une sorcière qui se réunissait dans la forêt pour commettre sacrifices et rituels, ou encore une de ces gredines parcourant les routes pour détrousser les honnêtes voyageurs. Je ne saurai pas dire pourquoi, mais elle transpire la supercherie, je dirai même qu’elle semble aussi fausse qu’elle est ravissante. Non, aucune honnêteté ne peut se cacher derrière de tels traits, surement présents du démon, et aucune pureté n’émane de cette femme qui a surement guidé plus d’un homme vers la perdition. De toute façon, l’eau nous apportera la réponse, l’eau fera son office et saura me montrer si cette femme est ce que je pense ou ce qu’elle dit. Mais il faut dire que pour quelqu’un qui n’arrive plus à se souvenir de détails importants comme les armoiries d’une noblesse personne et quel jour nous sommes, elle a par contre beaucoup de souvenirs dès qu’il s’agit de combler ma curiosité, des souvenirs se montrant de plus en plus vagues d’ailleurs, parlant de terres verdoyantes au nord alors que tous savent que Phylae Valley est la terre la plus riche de Rockefeller, que nul autre royaume n’a autant de végétations. Tout ceci me semble sonner si faux, à quand cherchera t’elle à corrompre mon esprit de ses mensonges, quand tentera t’elle de me manipuler pour obtenir quelque chose ou pour nuire aux nôtres ? Je ne réponds donc rien pour cette histoire d’alliance, je ne vais point envoyer des hommes en quête d’une chose qui n’existe pas, au contraire je demanderai de renfoncer la garde pour m’assurer qu’elle ne nous joue point un mauvais tour. Par contre je vais moi lui tendre un traquenard par rapport à ses paroles, voulant voir si elle viendrait se trahir face à moi et se condamner.

« Oh nous voyons... Vous voyagez depuis le Royaume de Molten Mountain ? De grandes et belles terres, nous sommes persuadés qu’un messager se fera honneur de porter une missive pour vous. Il est possible que votre époux, ne tombant point dans l’attrapoire, ait eu la force de retourner vers votre Royaume. Il sera des plus heureux d’apprendre de bonnes nouvelles. »

Dis-je d’un ton qui se voulait simple, mais qui est toujours marqué par cette froideur... Je suis tel un homme dont le cœur ne bat plus, il n’est plus qu’obsidienne, de la pierre volcanique. Intouchable, froid, dur, noirci, il m’est quasiment impossible de ne point paraître dur ou cruel quand je m’exprime, tout comme je ne montre aucune forme d’émoi face aux malheurs de cette femme. De toute façon, cette nuitée je saurai si elle a vraiment été prise en épousailles ou non, tout comme je saurai qu’elle est sa véritable nature. Le voyage continue dans le calme, proche du village, quand soudainement elle pose une question éveillant le feu inquisiteur en mon être, cette question qui me rappelle chaque jour pourquoi je dois apporter la justice et la paix sur les terres de Phylae Valley et ensuite sur Rockefeller. Une longue inspiration, tentant de rester paisible, venant répondre franchement, si franchement que les mots s’abattent telle une lame voulant trancher dans le vif du sujet.

« Nous n’avons point choisi nouvelle femme depuis qu’un être, non une bête, ait profané et pourfendu notre épouse, ainsi qu’occit notre fille. Et nous nous devons d’apporter pureté et justice sur ces terres pour que ces faits ne soient plus jamais présents dans notre Royaume. »

Un jour peut-être que je reprendrai femme en épousailles, mais ceci sera surement sans amour, tout comme cela n’arrivera point tant que ce monde ne connaitra pas la paix, qu’il ne sera point purifié de tous ses maux.

Notre entrée n’est point discrète, deux hommes s’approchent une fois la porte franchie, pointant arbalestries sur la jeune femme qui m’accompagne, comme par sécurité face à cette inconnue. Je ne dis mot, faisant juste un signe de la main, plat vers le bas, pour annoncer que cette dernière est mon invitée, imposant directement le calme sur ces gardes qui baissent leurs armes, ne se montrant plus menaçant et surement par crainte de m’offenser. Quelques regards se posent sur elle, alors que les volets de plusieurs maisonnées proches se ferment, claquant, comme si l’ombre de la mort venait de pénétrer en ces lieux et que tous voulaient s’en cacher. Je continue mon avancée sur ma monture jusqu’à la place centrale où se trouve un grand arbre avec déjà cinq pendus, hommes comme femmes, et je lève la main avant de prendre parole.

« Oyez oyez, nous, Grand Inquisiteur Royal, apportons la dépouille de la Sorceresse... »

Alors que je dévoile ces mots, deux des hommes qui nous accompagnaient viennent la décrocher de mon cheval, tirant son cadavre vers l’arbre en question pour commencer à grimper dessus et venir l’attacher, pendue par les pieds, auprès des autres morts.

« Nous vous créant que les souillures du mal quitteront bientôt ce village ou seront totalement purifiées. Aucun être en ce monde ne fuir la justice sacrée ni échapper à son destin. Deux cohortes iront à la brune pour traquer les derniers démons. »

Ma voix est forte, faite pour que tous entendent autour de la place, laissant ensuite le plaisir aux crieurs et autres corbeaux de répéter la nouvelle, montrant clairement que ma tâche n’est point finie et que je ne compte pas abandonner ma quête de justice infaillible. Sans un mot et avec une certaine souplesse, je descends de mon cheval, laissant un des gardes venir en prendre les rênes, alors que je tends la main à la jouvencelle, l’invitant ainsi à prendre cette dernière et me suivre. Enfin, mon regard vide de toutes étincelles d’humanité fait comprendre qu’il ne serait point conseillé de refuser.

« Bien, Ma Dame... Faites nous l’honneur de cette marche jusqu’à notre demeure. »


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Sabrina SpellmanWHATEVERSabrina Spellman
ÂGE RÉEL : 25
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ANNIVERSAIRE : 10/03/1994
INSCRIPTION : 14/04/2019
QUARTIER RÉSIDENTIEL : Saint-Laurent
EMPLOI : Lycéenne, actrice, baby-sitter et assistante (#busy life)

( Witches are real and they are dead )
Sous le mantel aux couleurs du Grand Inquisiteur, la jeune femme tentait d’échapper à l’inévitable. C’est ainsi qu’il voulait mener sa doctrine d’une main de faire : fatalement et irréductiblement. Aucune dérobade n’était envisageable et Sabrina n’avait plus qu’à remettre son destin dans les mains fermes - de véritables étaux - de la justice. Une justice qui, au son du corps brinquebalant épouvantablement derrière les chevaux en marche, fermait les yeux sur les abus de ses pourfendeurs et sur leurs péchés. Elle était peut-être sorcière, mais il ne valait pas mieux que les siens. Sans surprise, l’effroyable homme ne crut aucun mot sortant de sa bouche et tenta de mettre en lumière ses mensonges. S’il ne se passionnait pas pour son alliance perdue, il accordait énormément d’attention à son mari.

“Je crains qu’il y ait méprise. Mon époux ne put avoir rejoint nos terres. Elles se trouvent à plusieurs jours de marches, et l’attaque qui a été faite sur les miens s’est produite quelques heures plus tôt. Il lui fut impossible de se rendre si vite auprès des nôtres pour leur conter nos mésaventures.”

La jeune femme croyait bien s’en sortir. Elle ignorait malheureusement tous des terres qui les entouraient et n’en conservait qu’un souvenir du futur, et de ce à quoi elles ressembleraient un jour. Un nouveau Royaume, moins barbare - du moins en apparence - et certainement plus tolérant. Ne souhaitant pas se trahir davantage, Sabrina décida de ne plus prendre la parole jusqu’à ce qu’ils atteignent le village. La sorcière ne put cependant retenir une question qui lui brûlait les lèvres. Elle souhaitait en apprendre davantage sur cette maisonnée où ils devaient la mener, et où ils devaient séjourner pour la nuitée. Ce vocabulaire était difficile à manipuler, et elle s’aventurait hasardeusement à le parler. La voix de son geôlier s’éleva sèchement dans les airs. Le souvenir lui était douloureux… Elle fut été touchée par une telle révélation si le corps d’une autre, innocente, ne venait pas les ancrer fermement dans l’épouvantable réalité. La mort de sa femme avait transformé cet homme en monstre. Elle tâcherait de s’en souvenir…

“Puissiez-vous me pardonner. J’ignorais son trépas. Pardonnez mon arrogance… La bête a-t-elle été pourfendu ?”

Elle ne pouvait pas imaginer le trou béant qui devait le dévorer de l’intérieur. Mais ces actes, bien qu’ils soient d’une autre époque, étaient condamnables et inconcevables par bien des points. Les mortels de sa génération mettaient toujours un point d’honneur à ne pas vouloir se faire justice soi-même. Et si cette vérité n’était pas celle des sorcières, Sabrina la comprenait davantage aujourd’hui qu’elle en voyait les dérives. Ils arrivaient aux portes d’une imposante citée. Les soldats pointèrent leurs armes méfiantes et pointues sur elle. La sorcière s’efforça de garder la tête haute, jusqu’à ce qu’il ne l’annonce d’un geste comme son invitée. Elle-même aurait pu être bernée… Les chevaux poursuivirent leur descente jusqu’à la grande place. Sabrina pouvait voir de ses propres yeux la crainte que son hôte éveillait chez les habitants. Une odeur effroyable détourna son attention des spectateurs. Là, sur un arbre, étaient pendus des hommes et des femmes. Ou plutôt ce qu’il en restait. Bientôt, la prétendue sorceresse fut traînée jusqu’à ses semblables et pendue par les pieds. Du sang perla de ses plaies meurtries et coula sur le sol noirci. Le souffle court, Sabrina écouta le discours réprobateur. Les derniers démons… C’est donc ces hommes qu’elle devrait suivre pour espérer trouver de l’aide et lever la brume qui l’empêchait de se rappeler. Avec une souplesse qu’elle ne lui imaginait pas - car il était difficile de lui donner un âge sous cette armure de fer et de glace - l’homme descendit de son cheval et lui tendit une main. Son regard de feu lui sommant de ne pas refuser, la jeune femme comprit qu’il était futile d’essayer. Il ne lui restait plus qu’à attendre d’être seule avec lui. Là, elle pourrait l’envoûter, et peut-être s’échapper.

“L’honneur sera de vous accompagner.”

Elle déposa sa main dans la poigne ferme du monstre qui l’aida promptement à descendre. Le sol était poussiéreux et les regards étaient tous tournés vers elle et ses cheveux de platine. Dans son mantel pour seule protection contre les yeux indiscrets, Sabrina suivit le bourreau jusqu’à sa possible tombe.

“Je crains de m’être assoupie pendant le voyage. Où sommes-nous, Grand Inquisiteur ? Peut-être quelqu’un pourra-t-il me reconnaître et vous libérer de ma présence ?”

Même dans ces plus beaux rêves, elle n’imaginait pas cela possible. Mais le savoir était pouvoir dans un monde inconnu.

“Auriez-vous l’obligeance de faire ordonner qu’on m’apporte de quoi me nettoyer, je vous prie ? Je crains de vous imposer un si triste portrait.”

L’eau, comme le feu et l’air ou la terre, étaient amis, et pourraient s’avérer utile le moment venu. Jusqu’ici, Sabrina était tant occupé à surveiller ses moindres faits et gestes, qu’elle n’avait pas essayé de pénétrer dans son esprit. Or, l’expérience lui aurait peut-être appris à se méfier davantage, et de ne pas franchir le seuil de la porte qu’il venait d’ouvrir pour eux.

“Votre vassal nous fera-t-il l’honneur de se joindre à nous ? J’aimerais pouvoir le remercier à mon tour.”

( Pando )
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Witches are real, and they are dead. Elle évitait à nouveau de me dire le nom de ses terres, réfléchissant étrangement car si j’envoie messager, ce dernier ne pourrait qu’arriver dans plusieurs jours, ce qui laissait justement le temps à son époux d’être de retour. Mais je suppose qu’elle cherche justement à cacher ses origines, peut-être car cette nation n’est point en paix avec la notre, ce qui s’avérerait encore plus dangereux... De toute façon, je suis persuadé qu’elle n’a point d’époux, son mensonge ne pourra point m’atteindre, mais ce qui m’intéresse est de savoir ce qu’elle tente réellement de cacher derrières toutes ces illusions, ces brumes de subterfuges... Croit elle que le feu n’arrivera point à passer le brouillard pour mettre la vérité à la lumière ? Tout le long de ce trajet je réfléchis à quelles techniques utiliser pour faire passer cette créature du diable à confesse, car soyons honnête elle n’a rien de saint, que ce soit dans son apparence, sa tenue, son histoire... Il y a quelque chose de sombre qui doit lui être arraché, des aveux qui viendront d’une façon ou d’une autre. Elle cherche à son tour à me cerner, peut-être trouver une faille qu’elle pourrait utiliser pour me nuire. Je ne doute point que si elle s’intéresse soudainement à feu mon épouse c’est par des intérêts nécromantiques ou bien pire. Peut-être espère t’elle l’utiliser ensuite pour m’apitoyer ou me manipuler ? Sans cesse mon esprit cherche à comprendre ce qu’elle prépare, quel piège elle compte mettre sur mon chemin, après tout il est connu que les langues de serpent savent comment siffler les mots douloureux aux oreilles des hommes.

« Ce monstre ère toujours sur nos contrés, mais un jour sa route croisera la notre et il devra faire face à son destin. La mortaille s’abattra, notre arme sera le bras de la justice... »

Il y a une conviction funeste dans ma voix, laissant presque prédire que je pourrais brûler tout le royaume pour m’assurer que ce dernier soit dévoré par les flammes. Une chose est certaine, c’est que le jour où cet être sera entre mes mains ce qu’il connaitra fera passer l’enfer pour un lieu de paix. Cette peine et cette douleur qui vit en moi, qui me traverse sans fin, qui revient chaque nuit dans mon âme, me rappelant cette scène devant mes yeux quand j’ai ouvert la porte de ma maisonnée, trouvant les corps à terre, le sang sur le sol, les yeux restés ouverts... Je le revis encore et encore, tel un message des mânes pour me rappeler chaque journée que j’ai une mission, une tâche à accomplir. Ma fille, ma chère et tendre Nina... Elle m’a été prise si jeune, elle m’a tété arraché par un être comme il en existe bien trop... Croyez moi, ce monde connaitra la paix, la peur disparaitra une fois que chaque être marqué par les ténèbres seront plongés dans la damnation éternelle. C’est uniquement arrivé sur la place du village que je me rends compte que la pauvre jeune femme fragile ne devait pas l’être autant qu’elle le disait. Point de peur devant les armes des gardes, point de révulsion devant l’arbre, elle se montre plus solide qu’il n’y paraissait et ne fait qu’accentuer sa mascarade.

« Nous sommes ravis que Ma Dame se sente honorée là où bien des jouvencelles ne feraient que trouiller en compagnie d’un tourmenteur tel que nous. »

Bien entendu, juste ce simple geste ainsi que la protection que j’ai imposée sur cette jeune créature crée déjà questions et rumeurs, des murmures entre deux gardes, des regards curieux. Il est bien rare de me voir en compagnie de femme qui n’est point attachée ou ensanglantée, mais mon esprit est resté marquer par ses étoffes qui sont bien trop particulières ainsi que par son effort à dissimuler la moindre vérité. Bien trop souvent les êtres sous mon regard se mettent à crier des mots, des aveux en espérant ma clémence, ou à jouer de l’ignorance, mais il est bien rare qu’ils fassent efforts de temps de supercherie ainsi que de détails.

« Nous sommes sur les terres du Chevalier Werner, un humble serviteur de notre Roi et de Phylae Valley... Mais rassurez vous, la fortune est de votre coté, Nous vous guiderons personnellement jusqu’au Castel Royal. N’était-ce point votre destination ? »

Après tout, n’avait pas t’elle annoncer escorter parures pour la Reine ? Et puis je ne vais pas la laisser échapper à mes griffes si facilement, quand un être éveil ma méfiance, il a droit à toute mon attention et elle a su la captiver d’une façon optimale. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi chaque parole siffle à mon oreille comme une tentative plus sombre qu’il n’y paraît, mais sa demande me fait sourire car de l’eau elle va y avoir droit... Sauf que ce ne serait point comme elle l’espère.

« N’ayez de crainte, votre prestance n’est point entachée, et croyez bien que vous ne nous imposez rien, nous pouvons même vous confier que si vous n’étiez point Dame, nous aurions plaisir à vous escambiller. »

Mes mots sont comme des tests, tentant de percer à jour la donzelle qui n’a point donné son nom, cherchant à trouver la faute, trouver la crevasse dans le mur qu’elle tente de créer pour le faire s’effondrer et ainsi mettre à jour sa diablerie certaine. L’utilisation de certains mots est intentionnelle, voulant voir si elle se montre surprise, choquée, gênée ou simplement si elle laisse passer tout ça comme quelque chose de naturel. Juste ce genre de réaction pourrait m’en dire plus sur ses origines.

« D’ailleurs, maintenant que nous y pensons. Ma Dame ne s’est point présentée à notre personne. Pouvons-nous enfin connaître votre nom ? »

Poussant la porte, je l’invite à rentrer dans cette demeure qui m’a été généreusement offerte le temps de ma présence en ces lieux, une demeure assez imposante au premier abord avec une entrée des plus sobres mais extrêmement propre. Point de décorations, très peu de clarté et de lourdes portes menant sur différentes pièces.

« Le Chevalier Werner a préféré s’absenter le temps de notre présence, nous laissant carte blanche. Il ne voulait point voir populace chercher à le corrompre face à la peur de l’Inquisition. Mais ici, personne n’osera poser mains sur vous... »

Libérant main de la jeune femme, c’est d’un geste du bras que je l’invite à m’accompagner vers la lourde porte de bois menant vers son avenir, une porte cachant une salle récemment utilisée pour la question, le genre de pièce comprenant une table de bois particulière, avec chaines et manivelles, comprenant bassine d’eau, des instruments dignes du terme de tourmenteur, le feu pour le fer... Un lieu convivial pour un tête à tête entre un Grand Inquisiteur et une invitée peu recommandable. D’ailleurs je ne dis rien, mais je sais que gardes se placeront dehors pour veiller sur cette demeure, éviter qu’intrusion se fasse et qu’un être souillé cherche à me prendre vie.



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Sabrina SpellmanWHATEVERSabrina Spellman
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L’homme impérieux émettait de grandes réserves sur son histoire. Il ne s’emprisonnait nullement dans le tissu de mensonges que l’araignée rouge était forcée de tendre sur sa toile. Pourtant, il ne résista pas à l’urgence de lui conter sa douleur et lui donner des informations cruciales dont elle pourrait peut-être se servir pour s’échapper. La jeune femme doutait beaucoup qu’il ait jamais rencontré de véritables sorcières ; mais comme son arrivée était nouvelle et précipitée, elle préférait rester sur ses gardes. Une certitude s’imposait toutefois à ses yeux : sorcière ou pas sorcière, il n’avait aucune pitié pour ceux qui se dressaient sur son chemin. Songeant à ses cours d’Histoire et au massacre de prétendus sorciers aux jugements de Salem, la jouvencelle imagina la pauvreté et la dureté de la vie dans ce Royaume. Seul le désespoir pouvait pousser un homme à commettre de telles atrocités, et d’autres à le provoquer. Le bras de la justice… Elle resta interdite, se remémorant des souvenirs tout aussi peu réjouissants. L’enchanteresse elle-même avait été l’arme de quelqu’un, son bras tranchant… et cela n’avait été autre que le Seigneur des Ténèbres lui-même. Elle chassa rapidement l’idée que, peut-être, juste peut-être, elle méritait ce qui lui arrivait.

Sabrina courrait à sa perte. Assise derrière le Grand Inquisiteur, elle s’étonna de voir les gardes pointer tout de même leurs arbalètes sur elle. Ne faisaient-ils pas confiance en la justice, eux non plus ? Elle s’efforça de garder la tête haute, sans se douter que ce même courage balayait tous ses efforts de passer pour une demoiselle en détresse. L’arbre la choqua, mais ne la fit point défaillir. Elle y avait pendu ses semblables par la simple force de son esprit, et embrasé un arbre plus grand avec le feu bleu des enfers. Réservait-elle le même sort à l’Inquisiteur ? Pouvait-elle être sûre que sa magie lui obéirait, ici aussi ?

“La dame que je suis n’a point peur de la Justice, elle l’accueille au contraire comme une amie.”

Sabrina détonnait. Elle était frêle, emmitouflée dans un mantel pour cacher son jean d’un bleu encore nouveau pour ce monde, d’un manteau rouge d’une coupe satanique pour ceux qui y vivaient, et ses cheveux couleur platine, témoins de son ascension, trahissaient son appartenance à un autre royaume beaucoup plus lointain. Roi. Phylae Valley. Des forêts devaient donc s’étendre à perte de vue, et lui donneraient refuge dès lors qu’elle serait parvenue à s’enfuir. Castel Royal ? La jeune femme baissa les yeux. Pas si je peux l’empêcher !

“C’est exact. Ô comme je regrette d’avoir perdu notre cargaison…”


Cela sonnait aussi faux que son petit jeu. Fort heureusement pour elle, Sabrina n’avait jamais eu à jouer la comédie pour sauver la vie d’autrui. Elle chercha à changer son fusil d’épaule, et d’acquérir toutes les armes possibles et imaginables. Il lui était bien favorable que de telles armes soient nombreuses pour une sorcière ! L’homme parla une fois encore, de sa voix rauque et aussi aiguisée que son épée. Le langage était son plus grand défaut et la moitié du temps, elle n’était pas sûre d’avoir compris. Elle se reposait donc sur le contexte, décodant chaque émotion, chaque regard. Cette fois, elle comprit son “nous” comme incluant ses hommes de mains. Et si elle ne comprenait pas le sens de ce “escambiller” - peut-on escambiller un homard ? - elle en saisissait cependant le danger. Sabrina le regarda d’un air sincèrement peu rassuré, mais décida de se taire pour ne pas aggraver les choses. C’est alors qu’il lui demanda son nom… À quoi bon mentir ? Les Spellman n’étaient sûrement pas encore sur cette Terre, et ne portaient certainement pas ce patronyme.

“Dame Sabrina Spellman. Puis-je avoir l’audace de vous demander le votre ?”

La porte céda et les laissa entrer tous deux dans une demeure sombre et inquiétante. La maison de ses tantes n’était pas plus lumineuse, mais regorgeait de parfums rassurants. Ici, tout lui évoquait le danger. Alors nous ne serons que tous les deux… Il avait dit que personne n’oserait poser la main sur elle, mais elle ne le considérait pas comme une personne après ce qu’il avait fait à cette pauvre innocente. Il l’invita à entrer dans une salle annexe. Elle l’observa un instant :

“Pourriez-vous m’indiquer mes quartiers, j’ai grand besoin de me nettoyer.”

Mais il ne céda pas. Tant pis… Ce serait ici. Elle pénétra dans les lieux et laissa échapper un hoquet de surprise et d’effroi. La jeune femme se tourna sans attendre.

“Cette femme… Elle n’était pas ‘sorcesse’, et vous le savez aussi bien que moi.”

Les masques tombaient et se déchiraient sur les lames tranchantes qui jonchaient la pièce comme une désagréable promesse.

“En avez-vous seulement déjà rencontré ?”

Elle conservait cette forme de politesse moins par respect que par dégoût : la sorcière voulait se distancier de ses actes et de sa monstruosité par le langage. Elle reculait sans le quitter de son regard flamboyant. L’air était électrique. Pourtant, lorsqu’elle s’efforçait de pénétrer son esprit, un silence de mort lui répondait. Cela n’avait rien de rassurant.

“Vous pourriez au moins avoir l’honneur de me montrer votre visage.”

S’il tentait de l’approcher, Sabrina agirait. Ses paumes étaient déjà grandes et ouvertes.

( Pando )
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AnonymousInvitéInvité
Witches are real, and they are dead. Quand va t’elle cessé de me mentir encore et encore, enchainant faux sur faux, au point que je me demande si la jouvencelle croit réellement en ce qu’elle ose me dire. Tout ce qu’elle conte semble venir purement de son esprit et non de faits, pouvant presque paraître innocente à cause de sa naïveté, en tout cas chose est certaine c’est que même si elle est une bonimenteuse, ce n’est point un art qu’elle doit souvent pratiquer car coté conviction dans ses paroles, ce n’est point ça, tout comme elle ne réfléchit pas assez à ce qu’elle compte. Aucune femme aurait dit perdre son alliance sans en avoir une petite marque... Oui je reviens là dessus car une femme sans époux, ça en dit beaucoup sur sa condition surtout qu’elle n’est point une laidronne, tout du contraire elle a un quelque chose qui dépasse le naturel. En faite, maintenant que je suis à ses cotés, pieds à terre, je peux constater quelque chose de bien rare, de bien plus étrange que tout le reste... Sa peau, sa peau n’est pas marquée comme si elle avait été épargnée par les affres de la vie, par la maladie, les conditions de vie, les méfaits des hommes... Une chevelure d’une couleur impressionnante et semblant tellement soyeuse, une peau que je peux déjà deviner douce, ... Même les Princesses héritières n’ont point su se protéger ainsi, se couper à se point de la vie pour avoir un aspect si intact. Sorcellerie il doit y a voir, ou pacte pour avoir jouvence, mais il est bien évident que cette femme ne mène surement pas une vie faite de voyages... Donc revenons aux faits, elle n’a point pris homme en épousailles malgré son âge, alors qu’elle est de toute beauté et proche d’une pureté physique qui doit cacher une âme totalement souillée par le mal. Aucune femme de son genre aurait pu rester ainsi sans époux dans aucun des Royaumes, où elle aurait été retrouvée morte, voir dans un lupanard.

« Nous voilà enchanté Dame Sabrina Spellman. »

Il est bien étonnant par contre de voir que cette dernière ne sache point qui je suis, surtout avec ce qu’elle a pu voir ainsi qu’entendre. Je commencerai presque à me dire qu’elle vient directement des enfers et a été déconnecté des royaumes, ce qui expliquerait qu’elle est incapable de donner un nom de village, d’époque ou d’armoiries.

« Nous sommes le Grand Inquisiteur Royal Erik Lehnsherr, Mestre des Tourments, Main des Justes, Glaive du Dernier Sacrement... Pour vous servir. »

Des noms qui m’ont tous été donnés, bien loin de l’honnête ou du compatissant. J’avais été si faible en ces temps, si faible que je n’ai point pu protéger les miens face à la menace. Un moment je me demande si le nom qu’elle m’a donné est bien sien ou si à nouveau ces mots ne sont que faux comme tout ce qu’elle me semble m’avoir dit depuis le début, elle frêle femme fatiguée et perdue qui n’a point peur des armes ou d’un arbre à pendu, elle qui ne sait plus se rappeler de points importants mais conte des détails sur d’autres points. Elle tente encore de se défaire de ma compagnie, mais que nenni, je la guide vers la salle qui allait finalement devenir ses quartiers, sa chambrée et peut-être sa fin. Tout dépendrait elle, mais quand la porte s’ouvre et qu’elle se trouve face à la vérité, son masque tombe enfin, me montrant sa véritable nature, en tout cas dévoilant son agressivité tout en gardant contenance, prenant une étrange posture les mains ouvertes en me fixant.

« Elle était coupable, même si ce n’était point de la maitrise de charmogne, sa culpabilité était bien un fait. Ces terres ont besoin de pureté, d’êtres protégées des maux que ce soit d’une sorceresse, d’un gredin ou d’une épouse jouant cécité devant les actes odieux de celui avec qui elle a fait vœux de fidélité. »

Oui ce n’était point une Sorceresse, mais elle restait coupable et d’annoncer que celle-ci était bien un être ayant pactisé avec le diable ne pouvait que rassurer la populace, montrer que même ces êtres pourvus d’une aide damnée sont mortels et peuvent passer de vie à trépas comme n’importe quel être.

« Des êtres damnés, nous en avons vu plus d’une forme... Oh Nous ne parlons point des Dragons, ni de ces hommes prétendant être des engeances du mal... »

Dis je en marchant dans la pièce, tenant cette distance qu’elle a créé entre nous pour m’approcher d’une des armoires dont le contenu est caché par un rideau. Sans un mot je pousse ce rideau pour montrer à la jeune femme ce qu’il s’y cache et qui sera réponse à son interrogation, dévoilant une sorte de meuble à trophées. Oh n’ayez point peur ainsi, ce ne sont point des têtes ou des morceaux de corps humains, mais bien des outils, des mélanges de plantes, des sortes de pendentifs, des mélanges non identifiables... Ce qu’il a pu trouver chez des êtres tentant de pratiquer de sombres rituels. Il est surement vrai que ces sorcières n’avaient surement rien avoir avec le niveau de celle devant moi, mais les plus puissantes sont rares et surtout dans les Molten Mountain.

« Ne croyez point que nous sommes aveugle... Aucune alliance n’a jamais trôné à votre doigt, le temps aurait laissé marque... » Dis je en premier sans la quitter du regard, marchant encore en ces lieux sans retirer mon casque malgré sa demande. Je ne suis point idiot, cet objet est ma protection et qu’elle me fasse cette demande n’apporte que trahison. « Votre tenue, vos doutes sur les lieux et le temps, une perte de mémoire bien sélective... » Après tout, un des premiers rôles de l’Inquisiteur est de savoir enquêter, étudier, analyser. « Votre chevelure, vos mains, votre peau,... Bien trop propres, trop intactes, aucun être ne sait être à ce point pur... C’est comme si vous aviez vécu loin de toutes vies ou évènements. » Et même ainsi, ça ne justifiait pas sa propreté qui pouvait se voir malgré la boue.

Je m’arrête un instant près des instruments pour glisser mes mains sur le fouet s’y trouvant, sans m’en cacher et sans dévier mon regard de celle qui va devoir faire confesse, de gré ou de force. Je prends une dernière inspiration et mon regard s’assombrit, laissant une partie de se fouet glisser vers le sol alors que je me tourne totalement vers elle.

« Maintenant, Sabrina Spellman, nous vous conseillons de vous donner à moi sans résistance, acceptez de passer à la Question que la vérité soit et faites face à vos diableries. Nous saurons nous montrer clément si vous faites preuve de rédemption. »

Enfin, la clémence chez un être comme moi veut surtout dire une mort qui ne sera point trop atroce, longue et violente. Tel les flammes venant lécher sa peau pour finalement la consumer.


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Les masques de papier se déchiraient et tombaient en lambeaux, révélant la tromperie d’une sorcière perdue dans une époque qui n’était pas la sienne. Cette appellation était donnée aux femmes puissantes et celles qui détenaient le savoir. La fragile masculinité n’avait jamais pu accepter ce contre-pouvoir et les avaient persécutées de tous temps. Dans son mantel protecteur, la jolie blonde se préparait à lutter pour la vie. Les divers instruments jonchant le sol et les tables donnaient un aperçu de ce qu’elle risquait de subir. Et ses mains ouvertes annonçaient les douleurs qu’elle pouvait elle aussi lui infliger. Cinglante, elle abandonna le sourire et sa fragilité pour dénoncer son sadisme et sa culpabilité. Le Juste s’attaquait à tort et défendait cette même cruauté dans laquelle se trouvait la source de son combat. En voulant punir les mécréants, il était devenu plus abjecte qu’eux. En souhaitant rétablir la justice, il avait privé d’un jugement une femme innocente. Dans un monde tel que le leur, où les femmes n’étaient que de jolis objets à posséder, il pouvait toutefois les traiter comme responsables des actes de leurs époux.

“Vous osez parler de pureté ? Qui êtes-vous pour juger de l'infamie d’une action, vous qui êtes prêt à traîner une femme innocente jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’elle qu’un cadavre ?”

Elle devait prendre garde à ne pas laisser la haine la changer, elle aussi. La pente était glissante, et ses semblables très philosophes sur la définition du mal. La torture et la douleur la changerait peut-être exactement en ce qu’il pourchassait : une véritable sorcière assoiffée de vengeance. Il reprit la parole, expliquant son aisance et son absence de crainte. Elle n’était pas la première créature de Satan qu’il rencontrait, et occupait sans doute l’espace pour lui rappeler qu’ils étaient chez lui. L’homme cruel ouvrit un meuble dans lequel étaient rangés une multitude de choses qui lui inspiraient la délivrance. Elle pourrait sans doute les utiliser pour s’échapper ou ensorceler son âme. Un à un, il écrasa d’une poigne de fer les mensonges qu’elle avait tissé, déchirant la toile de l’araignée.

“Vous les mortels… Vous êtes si avides de comprendre, et si aveugles à la fois.”

Si la naïveté et la fragilité n’avaient pas fonctionné, peut-être qu’elle pouvait lui évoquer de la crainte. Elle n’était pas une simple mortelle, après tout. Sabrina n’en oubliait pour autant pas sa condition de demi-mortelle, qui la mettait en proie à la mort et à la douleur. Il était observateur… Sa peau et son corps n’avait jamais été touché par la maladie. Elle vivrait des centaines d’années avant de se flétrir et de rejoindre le cycle de la vie cosmique. L’homme s’était emparé d’un fouet - la langue du diable - et le laissait nonchalamment trainer sur le sol, prêt à bondir.

“Nous vous voyons Grand Inquisiteur, et ne décelons aucune once de clémence dans vos paroles. Nous sommes peut-être plus humaine que vous ne le serez jamais.”

Une Spellman ne se rendait jamais sans se battre. Elle avait survécu au diable et aux chasseurs angéliques de sorcières. Il ne lui faisait pas peur. Pas encore.

In inferno cogitet a flammis, articula-t-elle pour conjurer l’illusion des flammes de l’enfer qu’elle avait un jour été capable de réveiller sans aucune formule.

Les mots résonnèrent dans la pièce dans un écho diabolique. Ses yeux s'agrandirent. L’illusion n’avait point eu d’effet. Il semblait immunisé aux attaques psychiques et souriait d’un air satisfait.

“Regardez-vous, dans votre déférence trompeuse. Vous jugez l’inconnu et pratiquez vous-même l’art de Satan. Mais si je ne peux envahir votre esprit, je peux moi aussi utiliser vos outils. Facite vobis”, commença-t-elle.

Des lames de toutes les tailles se dressaient autour d’elle, lévitant au-dessus de leur support, et n’attendant plus que son appel. La sorcière avait levé les mains, comme pour les accompagner d’un geste.

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Witches are real, and they are dead. C’est presque un gâchis que j’ai vu ainsi juste sur son cas, dommage qu’elle ne soit point juste une bonimenteuse, sinon j’aurais pu la garder à mes cotés et une telle beauté m’aurait surement permis de retrouver un peu de joie les nuitées de tourments. Mais je me trompe rarement sur les autres, comme si je pouvais percevoir la racine du mal en chaque être depuis le malheur qui avait frappé les miens. Je ne sourcille point, ne montre point d’hésitations ou de faiblesses quand elle se dévoile enfin, écoutant ses accusations qui ne représentent rien. C’est une des armes du diable de tenter ainsi de créer le doute dans l’esprit de l’homme juste, de vouloir semer la graine qui pourrait éloigner le juste de son chemin. Le malin sait se glisser dans n’importe quel peau, prendre n’importe quelle enveloppe pour tenter de corrompre ou éloigner les êtres de leurs destinées.

« Qu’est ce qu’une gouge du mal connaît de la pureté ? Vôtre âme, votre nature même n’est qu’une infamie, une aberration que vous avez désiré en vous laissant souiller par le malin jusqu’au plus profond de votre être. »

Dis-je tout simplement sans me détourner de son regard, affichant un petit rictus amusé par la situation. Je suis intouchable par les mots qu’elle pourrait utiliser, des mots qui ne sont que ceux du mal qui vit en elle. Un mal que je vais chasser pour de bon, comme je le ferai pour tout le Royaume. Mais ses paroles me montrent un peu de son caractère, elle qui semble alors soudainement s’inquiéter pour ceux qui souffrent du châtiment, une forme surement de compassion pour les siens et ceux qui sont damnés. Un petit rire s’échappe quand elle ose sous entendre que je suis aveugle, si aveugle que j’ai pourtant vu chaque fausseté qui vit en elle, chaque détail rendant ses mensonges visibles. Non la cécité ne m’a jamais touché, bien au contraire je suis la seule vérité en ce monde et la seule vision éclairée.

« Notre vision est plus que lucide Sabrina Spellman, si tel est votre nom. Et si il faut que nous effeuillons votre corps dans son intégralité pour vous pousser à dévoiler touts vos sombres dessins, nous n’aurons aucune hésitation. »

Arme en main, je marche encore dans la pièce d’un pas des plus lourd, un pas assuré sans éprouver peur ou regret, me rapprochant légèrement alors qu’elle ose prétendre est plus humaine que moi, elle qui a abandonné cette notion en se vendant aux enfers, en se laissant ainsi posséder par un mal qui la gangrènera jusqu’à la consumer et faire d’elle une de ces horreurs dont le visage ne pourra plus cacher la monstruosité de son âme. Un rire s’échappe à nouveau, ce dernier dévoilant une pointe de sadisme, une pointe de cruauté comme si son sort était déjà scellé.

« Parlez, tentez, mais nous ne laisserons pas le poison de vos mots toucher notre grandeur. Dès le début nous avions constaté que votre beauté était bien trop grande pour être naturelle, usant surement d’autres charmements pour cacher la laideur de votre cœur noirci par vos pactes. »



Elle tente quelque chose, articulant des mots damnés pour tenter de m’effrayer, mais je n’ai point peur de la mort car je sais que mon combat est juste. Je me sens comme protégé, comme invulnérable dans ma mission et je ne trépasserai pas tant que je ne faiblirai pas. Mes doigts se resserrent sur la poignée de mon fouet, mes yeux la fixent comme si je cherchais à transpercer son âme absente, elle pourrait déverser les enfers en ces lieux que je ne me détournerai pas de ma mission. Le sacré emprunte cette voie tout en sachant que sa vie n’est plus que mission jusqu’au dernier souffle... Je tomberai en combattant les immondices de ce monde, ou par le feu purificateur une fois ce dernier libéré des maux qui s’y répandent. Croit elle pouvoir repousser un être qui n’a rien à perdre ? Croit-elle pouvoir faire naitre la crainte chez celui qui se voue à une existence de tourments et de traques. Mais voilà qu’elle me montre quelque chose de nouveau, quelque chose d’intéressant, un don que je n’ai jamais vu chez les autres qui avaient bien trop besoin de leurs potions, de leurs herbes et autres ingrédients pour créer diablerie. Elle, d’une simple voix, arrive à développer des sortilèges qui peuvent apporter mort.

« Croyez vous, Sabrina Spellman, que vos charmognes nous fassent peur ? Notre vie appartient à notre cause et votre vie est déjà scellée. Nous avons résisté aux tentations émanant de vous, notre dévotion nous protégera de toutes vos armes. »

En effet, elle ne se rend pas encore compte de toute la situation, elle semble même ignorer ce que ses actes auraient pour effet. Je vais pouvoir tout de suite juger de son mal, voir à quel point le malin a envahi son cœur, la pousser à montrer qui elle est réellement derrière ses paroles pour qu’elle voit par elle même qu’elle n’est que faux et mensonge.

« Nous sommes le Grand Inquisiteur, nous sommes en mission royale... Si il devait nous arriver malheur, tout ce village serait considéré comme responsable, coupable... Ma voie est celle du juste et le châtiment pour ceux s’opposant à celle-ci est marqué dans la pierre. Affrontez-moi, vous prouverez votre culpabilité en condamnant chaque homme, chaque femme et chaque enfant de ces terres à la punition. Vous prouverez à chaque preux combattant la vérité sur la nature des vôtres et plus de valeureux se lanceront dans la quête que nous avons menée. Nous ne sommes point juste un homme, nous sommes un symbole qui apporte la sécurité dans le cœur de ceux qui ont trop perdu, nous sommes un étendard chassant les troubles, quelque soit les sacrifices... Alors au pire, si l’Ankou nous joile, l’Ost du Roi marchera pour terminer notre sainte mission. »

Voilà aussi pourquoi la mort ne m’effraie pas, car quoi qu’il arrive d’autres reprendront où j’aurai été arrêté, et par précaution ceux qui étaient là à ma chute seront châtiés. Ainsi les suivant auront le message que s’opposer à un Grand Inquisiteur n’apporterait que malédiction, celle des armes des justes. Et ne voulant plus attendre, ne voulant plus perdre de temps aux bavardages futiles avec cette âme perdue, je me décide à la pousser à enfin dévoiler ce qu’elle est au fond d’elle, à ne point lui laisser le temps de réfléchir à la prochaine manigance. Mon bras se lève et la corde de cuir suit le mouvement, élançant un premier coup de fouet vers elle, visant son bras droit, non point uniquement pour blesser chair en déchirant étoffe, mais bien pour attraper ce dernier.

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Sabrina SpellmanWHATEVERSabrina Spellman
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Répandant son mensonge, le Grand Inquisiteur la traita d’être impur. La sorcière avait longtemps eu du mal à accepter sa condition. Elle avait lutté contre le Seigneur des Enfers et avait refusé de signer son nom dans le livre de la Bête. Si elle l’avait fait, cela n’avait été que pour sauver sa ville natale, Greendale. La jeune Spellman n’avait rien à craindre de son jugement, car elle avait fait la paix avec ses pouvoirs. Il pourrait la torturer, la vaincre, ou la tuer, Sabrina ne douterait plus jamais de sa valeur.

“Vous êtes un ignorant de nos pratiques, ne les comprenez pas, et ne les comprendrez jamais.”, répondit-elle en serrant les dents.

La jeune femme n’avait jamais été souillée par le Diable. Il n’avait aucune idée de qui il avait à faire : elle était sa fille, l’épouse qu’il n’avait jamais réussi à avoir, celle qui après avoir menacé toute vie sur Terre en libérant son maître, avait redoublé de ruse pour le battre à son propre jeu. Le justicier zélé menaça de la libérer de tous ses maux en l'effeuillant de toutes ses couches. Son rire décharné lui rappelle celui de bien des démons. Il représente l’Homme dans toute sa splendeur, le mortel inquiet et dangereux, qui préfère frapper fort plutôt que d’écouter. C’est la vanité et l’orgueil de l’Homme qui le mènera à sa perte. Sans les sorcières, ils seraient perdus.

“Tel est mon nom. N’oubliez point ce nom, car il sera la fin de votre royaume de peur et de cruauté.”

Il n’aurait aucune hésitation, elle pouvait au moins croire ces mots. Tant mieux. Je n’aurais pas à me retenir. Dans les livres de littérature, bon nombres sont les auteurs à dénoncer la cruauté de l’homme sur la femme lorsqu’il ne peut contrôler son désir de la posséder. Elles échappent à sa main, et cela le rend plus dangereux que tout autre paysan ou servant du roi. Sabrina ne répond pas, le laissant croire qu’elle ne peut le toucher, qu’elle ne peut le blesser. Il se confie sur sa beauté, révélant à voix haute ce qui l’a trahie : sa différence, et sa beauté. Elle rit à son tour. Son coeur se porte très bien, mais elle peut voir le sien, et il bat pour chasser la noirceur qui est en train de l’entacher. Cela suffit, et elle décide de mettre fin à cette petite joute verbale. À grand renforts de magie, elle convoque une illusion qui laissera ses yeux brûler plusieurs jours, les flammes de l’enfer ravageant dans sa tête la bâtisse toute entière, l’encerclant et ne lui laissant aucune issue - juste l’odeur de brûlé et la chaleur des flammes chimériques sur sa peau. Mais rien ne se produit. Il doit utiliser la magie, lui aussi, pour se protéger et l’empêcher de conquérir son esprit. Hypocrite ! Encore lui reste-t-il à découvrir quel artefact le protège ainsi. Le casque ! Il avait balayé en silence ses supplications et avait conservé l’objet de métal enchanté sur son visage. Elle ne pourrait pas le défier ainsi. Sabrina devrait donc consentir à recourir à des armes plus… fatales. Des couteaux et des lames de tailles variées s’élevèrent à son commandement, attendant fidèlement un geste pour attaquer son assaillant. Il invoque son dieu menteur pour protection, ignorant que les anges eux-mêmes n’ont pas réussi à détruire son âme prétendument souillée.

C’est alors que la menace tombe, et la déstabilise. Elle ne connaissait pas ces gens. Elle regagnerait son époque sans réfléchir, sans leur accorder une pensée, un doute. Il n’oserait pas…

“Vous ne pouvez pas… Non !”

C’en est assez pour lui : il saisit l’opportunité et donne son premier coup de fouet. Les lames retombent dans un bruit tonitruant sur le sol, éclatant comme son coeur qui bat dans son bras tant la douleur est forte. Du sang perle sur le sol, mais sa main n’est pas dégagée. Il la tient.

“Quel genre de Roi détruit son peuple pour une chose qu’il n’a pas commise ? Solvo

Clame-t-elle pour forcer le fouet à lâcher son bras. La lanière tremble et rougit. Elle lâche.

“Je ne vous laisserai pas leur faire du mal !”

Elle s’avance d’elle-même pour lui faire face, sa voix est hypnotisante et les mots résonnent :

Ex spiritibus enim sie te aeris. Qui Omnipotentiam Tuam parcendo clavem ad. Ostium ligate Diabolum hunc! Hoc captionem, et hominum ab grandus cincinno

Elle n’est plus qu’à quelques centimètres de son visage. Derrière lui la porte brille et vibre de sa malice. Un large sourire s’étire sur ses lèvres maquillées de rouge. La jeune femme veut voir le noir de ses yeux brûler de colère lorsqu’il l’apprendra. Il ne le sait pas encore, mais Erik le Grand Inquisiteur est prisonnier de sa propre cellule. La porte est scellée et à sa mort, aucune autre magie ne pourra l’en libérer.

“Grand Inquisiteur, c’est dans ma mort que vous serez piégé.

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Witches are real, and they are dead. Point besoin de comprendre des pratiques diaboliques, elles ne sont qu’un pouvoir malsain, destructeur et corrupteur, n’apportant que chaos et maux, venant transformer un être, altérer son essence pour en faire un dévoué aux enfers qui ne cherche qu’à souiller tout ce qu’il touche. Regardez là, un piège pour la damnation, une femme faite pour éveiller désir et surement bien des plaisirs qui n’est en faite qu’une démone qui damnerait quiconque viendrait céder à cet envoutement. Elle est telle les sirènes des contes des marins, chantant sur les roches d’une voix suave et hypnotisant pour condamner ces derniers à sombrer dans les abymes. Je ris à nouveau à sa menace, la fin d’un royaume de peur alors que les êtres comme elle sont les pires fléaux qui règnent sur les terres, un fléau à immoler au plus vite, à purifier pour que le fragment d’âme qu’il lui reste peut-être puisse être libéré avant une souillure complète. Elle ne sait pas encore ce qu’est la cruauté, je n’ai aucune compassion pour les damnés et les maudits, aucune pitié pour ceux ou celles qui préfèrent se vendre au malin au lieu de résister. Il est connu que l’enfer est pavé de bonnes intentions, charmant et attirant, mais céder n’est que se condamner à connaître plus que des tourments et pour des créatures comme elle, la mort serait trop facile, trop douce, il faut qu’elle se repent avant de tous ses crimes. Croyez-moi, elle pourra supplier, implorer, prendre le visage de mon enfant, faire ce qu’elle veut je ne céderai pas et je viendrai à bout de ce mal sans jamais succomber.

Etrangement ma menace d’une réalité semble l’affecter, elle s’intéresserait réellement aux âmes de ce village qu’elle ne connaît pas ? Où alors a t’elle déjà eu lien avec ceux de ces terres et cherche à protéger d’autres démons se cachant parmi les mortels ? Il va falloir que je creuse ça car c’est bien la première à sembler perdre contenance à l’idée de voir des innocents périr sous la lame de la justice. Mon fouet frappe, blesse et attrape ma proie alors qu’elle semble encore surprise de ce que j’ai annoncé.

« C’est ainsi que sont faites les lois. »

Dis-je simplement, une vérité qu’il ne faut point ignorer car mieux vaut sacrifier un village entier pour éradiquer un mal que de le laisser contaminer d’autres terres aux alentours. Un Grand Inquisiteur a une mission sacrée, passant au dessus de bien des règles, se retrouvant souvent dans une posture de pouvoir dangereux pour les seigneurs car d’un mot, d’un geste, condamnation peut tomber. Donc si un être ose prendre vie d’un être en quête de lumière, c’est qu’une part des ténèbres est présente en ces lieux et le feu est l’arme pour en chasser toutes corruptions. Le fouet la libère, tel un serpent vivant qui déciderait de ne plus enserrer sa proie et mon regard se noircit, encore de la sorcellerie utilisée sans avoir besoin d’amulette ou d’objets. Cette créature est plus étrange que je ne pensais, serait-elle la catin du diable même ?

« Telle la peste, le mal contamine et se répand à grande vitesse sans se soucier de qui est noble de cœur ou qui n’est que malheur. Mieux vaut se séparer d’un membre gangréné que de laisser la souillure envahir tout ce qu’elle touche. Un piètre sacrifice pour un lendemain meilleur et ça la menuaille sait. »

Il est vrai qu’aucun citoyen ignore les conséquences d’un acte contre un seigneur ou contre un inquisiteur. Cela peut sembler d’une grande cruauté, même monstrueux, mais ce n’est qu’une nécessité pour éviter que cela se reproduise ensuite. Un exemple pour mettre fin à une soif de rébellion ou une envie d’opposition. Provoquez un dragon, il détruira votre village, et les paysans d’autres villages feront offrandes pour calmer la colère du vénérable. C’est le même principe, la même réaction, une réponse à un acte pour que les autres puissent comprendre qu’il ne faut point commettre la même erreur. Elle s’avance face à moi, semblant vouloir protéger les gens de ce village, montrant vraiment une faille étrange chez elle, celle d’une protectrice alors qu’elle est normalement l’être qui conduit les innocents vers la perte de leur âme. Je l’écoute encore invoquer la magie du diable, ne pouvant même pas le nier car le mot « Diabolum » ne m’a pas échappé... Ainsi la diablesse nous a enfermé, me damnant à rester avec elle en ces lieux, même au delà de sa mort. Bien, ce n’est point un problème, je saurai lui faire retirer cet enchantement, et comme je l’ai dit, il y a bien pire que la mort.

Ma main se redresse d’un coup pour s’abattre sur elle, l’attrapant à la gorge en émettant une pression assez forte pour venir gêner sa respiration sans la priver totalement d’air, mon regard se plantant bien dans le sien, sans sourciller à nouveau, montrant la force de mes convictions.

« Alors vos hurlements, Sabrina Spellman, seront la seule chose à sortir d’ici pendant toute la nuitée... Jusqu’à ce que nous ayons votre confesse et que vous ayez brisé le charmement. »

Dis-je froidement en serrant un peu plus la gorge, la poussant vers la tablée de torturer sans montrer compassion ou hésitation, m’interrogeant juste sur cette envie de protection envers autrui, me demandant quel secret cache t’elle.

« Et quand nous aurons fini avec vous, vous serez offerte aux soldats qui pourront vous esforcer autant qu’ils le désirent en attendant votre exécution sur la place où populace pourra admirer votre corps se faire dévorer par le feu sacré. Ainsi votre âme retrouvera enfin la paix. »

D’un geste plus violent cette fois, je tente de la jeter ouvertement dos sur la table, quitte à user de force, quitte à devoir la frapper de l’autre main pour la décontenancer, mais je compte bien lui montrer que sa magie ne me fera pas reculer, même si je dois dépasser les limites et me retrouver piéger avec elle jusqu’à mon dernier souffle. Elle comprendra rapidement que l’homme déchiré n’a point peur de finir enterrer vivant. 

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Cette prison serait son cercueil. Si Sabrina devait mourir, elle emporterait son meurtrier dans une mort lente et dépourvue de la moindre compassion. Le Grand Inquisiteur pourrait toujours quémander de la nourriture à ses soldats, mais la sorcière était certaine que leur loyauté trouverait ses limites dans la contemplation de sa faiblesse face à l’enchantement. Ses hommes de mains le laisseraient suffisamment tôt mourir de faim, de soif et d’angoisse maquillée en prières à Dieu - le faux Dieu. Il périrait d’une mort lente et d’agonie ; car tout puissant qu’il croyait être, il ne disposait pas du savoir de la sorcière. Elle était venue du futur, et si sa mémoire immédiate lui avait été volée pendant son voyage, la jeune femme se souvenait de tout le reste et plus particulièrement du destin de cette Terre. Dans son époque, et peut-être même dans celle-ci - quoi qu’elle n’avait techniquement pas encore signé son nom dans le Livre sacré de la Bête - Sabrina vivrait des centaines d’années. Oh, bien sûr, moins longtemps que ses tantes puisqu’elle était mi-sorcière, mi-mortelle. Mais bien assez !

D’un regard flamboyant de couleur et de haine, elle incendiait Erik l’Inquisiteur tandis que les mots l’informaient sur sa sentence. L’homme cruel et froid ne réagit pas tout de suite, trahissant son besoin de garder le contrôle dans une telle situation, puis vint saisir sa gorge d’une poigne ferme et mesurée. La jeune femme laissa échapper un gémissement de surprise et de douleur quand la main se serra autour de son cou. Ses jambes s’en trouvèrent aussitôt coupées, comme cotonneuses. L’air lui manquait et elle tentait de respirer. Le sourire carnassier du monstre prêcheur de pureté mensongère annonça sa sentence à elle, avant même que les mots ne dépassent le seul de sa bouche. Il était fou !

Un cri étouffé d’effroi s’échappa de sa gorge alors qu’il la poussait sur la table de torture où elle rendrait probablement ses derniers soupires. Ses yeux étaient arrondis de surprise et de peur. Elle tremblait et se débattait du peu de force que le flux d’air voulait bien la doter. Sans succès, elle tentait d’échapper à sa main horriblement douloureuse et à son regard sec.

La poigne se serra subitement et ses yeux s’ouvrirent plus grand encore lorsqu’il lui dévoila une partie de son sort funeste. Il voulait l’offrir à ses soldats, pour qu’ils lui vouent loyauté et qu’ils s’amusent de son corps inhabité - car son esprit aura été poussé au dehors par ses mains tortureuses - le temps d’une interminable nuit. Alors le feu de la colère renaît dans ses pupilles dilatées par la peur. Elle voulait se battre. Elle voulait le détruire. Elle voulait le renvoyer aux enfers, comme les innombrables démons qui s’en sont pris à elle. Alors il la jeta sur la table sans jamais lâcher prise. Il la plaqua contre le bois puant du sang de ses anciennes victimes, et elle cria.

La sorcière tenta d’invoquer Lilith, mais les mots restèrent logés dans sa gorge serrée. Regina cubavit lamia inferi, voca me audies. Personne ne viendrait répondre à son appel à l’aide. Rien ni personne ne pourrait lui éviter une nuit d’effroyable douleur et de torture.

“Lâchez… moi…”

Parvint-elle à articuler malgré la main qui la plaquait sur le panneau de bois par la gorge. Son regard flamboyait d’une colère divine qui s’abattrait sur lui, un jour ou l’autre.

S… Solvo…, murmura-t-elle pour dernier espoir.

Erik fut projeté à l’autre bout de la pièce et elle tourna sur le côté, incapable de quitter la table. Elle retrouvait son souffle, aspirant autant d’air qu’humainement possible. La jeune femme toussait.

“Vous... êtes... fou.”

( Pando )
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AnonymousInvitéInvité
Witches are real, and they are dead. Aucune pitié, aucune compassion, cette sorcière doit subir le châtiment du juste, son sang doit couler, son corps se déchirer et finalement elle va devoir finir sous les flammes. Seule la souffrance permet de ramener l’âme proche de la lumière, seule la destruction de l’enveloppe souillée pourra la libérer. Catin du diable, fille impure, monstre tout droit venu des enfers, je ne montre aucune étincelle de douceur en la plaquant sur cette table, les doigts crispés sur sa gorge, serrant pour faire du mal, pour affaiblir son souffle, la regardant avec une telle hargne que je transpire d’une rage particulière, donnant presque l’impression que je pourrai planter ma main dans sa poitrine pour lui en arracher son cœur noirci par ses pactes démoniaques. Elle tente d’incanter et mes doigts se resserrent sur sa gorge, refusant de la lâcher quand elle le réclame, cherchant à attraper une des chaines de la table pour l’attacher quand soudainement je me sens propulsé, poussé par une force invisible qui me lance contre le mur, me faisant percuter la pierre et chuter à terre violemment. Un filet de sang coule de ma lèvre, une morsure sous le choc, mais je me redresse alors que la diablesse me traite de fou.

Lever des armes, me propulser, sceller une pièce, bien des enchantements sans avoir recourt à des ingrédients ou des rituels, sans faire de sacrifices ni même faire couler son propre sang. Mes lèvres s’étirent lentement, un rire malsain, presque dément vient se répandre dans cette pièce. Finalement cette catin du diable vivra, elle vivra et regrettera de vivre, au lieu d’apporter mort à cet être immonde, elle devra l’arme pour détruire les siens, pour purifier ce monde des déviants qui y rodent. Je vais la dresser, l’éduquer, en faire ma chose, mon arme pour ma quête, elle sera mienne corps et âme pour m’apporter une victoire implacable sur ceux qui se dresseront contre la main du juste, mais pour ça je vais devoir la briser. Au moins les gardes seront heureux, ils pourront en profiter plus longuement d’une femme avec des charmes plus rares en ces lieux. Du revers de la main je viens m’essuyer pour retirer le petit filet de sang avant de me rapprocher d’elle, de cette table, d’un pas toujours aussi décidé, toujours empli de mes convictions.

« Plus vous résisterez, Sabrina Spellman, plus les maux envahiront votre chair. Acceptez votre funeste destinée, passez à la Question, confessez vos diableries et notre clémence sera grande. Mentez, guerroyez, et par tans vos hurlements seront tout ce qu’il s’échappera de cette bâtisse. Ne m’obligez pas à user de la froidure de ma lame. »

D’ailleurs à ces mots je viens libérer la dague de son fourreau, me rapprochant d’elle, de cette table, arme en main, comptant bien l’attacher comme il se doit avant de la débarrasser de ces guenilles qui attirent bien trop l’attention sur sa personne. Et si pour ça il faut que je lacère la chair, que je plante sa main, que je marque sa peau, il en sera ainsi, sans la moindre hésitation, sans le moindre doute. Si elle veut fuir, elle devra me tuer et condamner ce village, si elle veut survivre elle va devoir coopérer.

« Mais soyez heureuse... Votre vie sera sauve, nous avons vu maintenant en vous la solution pour l’avenir de Pylea Vallay... Mais ceci ne vous épargnera point la Question et la Punition pour vos fautes, tout comme Nous n’empêcherons point notre suivance de vous profaner autant que vous avez profanez votre âme, Sabrina Spellman. »

Si ça peut lui faire plaisir, j’accepterai même d’être présenter pour regarder mes hommes s’amuser et les arrêter si ils venaient à risquer de la tuer ou de trop la blesser. Mais surement qu’une fois que son corps et sa fierté auront connu les pires tourments, elle se montrera bien plus docile. Arrivant à nouveau à sa hauteur, cette fois ci encore je tente de la replaquer dos sur cette table de bois, de revenir attacher ses poignets aux chaines froides et rouillées pour avoir une meilleure emprise sur elle, prêt à donner un coup si il faut, à frapper son minois avec la garde de mon arme pour l’assommer.

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( Witches are real and they are dead )
Les siens avaient été chassés et tués parce qu’ils en savaient trop. Sabrina pouvait goûter le fruit amer de cette torpeur, de la chasse aux sorcières comme elle n’aurait jamais cru pouvoir le faire un jour. Perdu dans une époque qui n’était pas la sienne, le pantin de chaire et d’os se débattait sur sa table de bois vernie par le sang figé. Dans un souffle d’espoir - celui qu’elle pensait être le dernier - elle repoussa de ses mots l’aliéné et profita autant que faire se pouvait de ce répit insuffisant. Sa parole froide et acérée comme l’arme blanche dont il avait fait usage se répandit une fois de plus dans la pièce et Sabrina songea que, peut-être, elle ne s’aventurerait plus jamais hors de ces lieux macabres. Expier pour ses actes répréhensibles, voilà le choix qu’il lui offrait en lui promettant de sa voix blanche une clémence dont elle n’était point dupe. Des menaces, encore, et Erik - s’il devait la tuer, elle pouvait bien l’appeler par son prénom - joignit le geste à la parole. Hors de son enveloppe, la lame brillait sous la lumière d’un espoir qui s’éteignait.

Toussant et crachant pour accueillir plus aisément l’air qu’il lui avait retiré, la jolie blonde ne le regardait pas. La peur la paralysait chaque seconde davantage, et la vue de son arme n’aurait rien arrangé. L’Inquisiteur déclara finalement son sermon, révélant ses intentions. Elle ? Une arme ? N’avait-il point entendu ses paroles ? N’avait-il point compris la conviction avec laquelle elle voulait protéger le monde extérieur quand bien même elle désirait tant s’y enfuir ? Jamais !

“Je…”, commença-t-elle avant de ne plus pouvoir réprimer une toux, “... préfère... mourir.”

Déjà la mort planait sur son corps, prête à s’abattre dans sa chaire et la déchirer de toutes parts. Elle attendait le froid de la lame envahir la chaleur de son corps, recroquevillée sur elle-même. Son esprit vagabondait déjà à la recherche de ses tantes, ou plutôt de leur souvenir. Tante Zelda… Tante Hidla… Si seulement elles avaient été là ! L’aînée des sœurs Spellman aurait sûrement réduit la porte en cendre, fait prisonnier l’assaillant de son propre corps avant de le filer comme on enroule une bobine de fil. Peut-être aurait-elle eu honte d’elle en cet instant… Peut-être se serait-elle détournée à la vue de sa nièce, petit animal blessé, tout juste prête à être dévorée.

“Je crierai pour les péchés que vous m’apposer… Je connais votre avenir, Erik, Inquisiteur, et vous saurez implorer pour les vôtres. Mon Seigneur saura être plus clément que son imposteur.”

Elle serra les dents, prête à encaisser. Finalement, espérant seulement l’être.

“Vous scellez votre destin. C’est votre ignorance qui guide vos gestes.”

( Pando )
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