Je m'appelle Daniel Williams, je me souviens du nom du chien qu'il y avait dans ma famille, ainsi que je me suis retrouvé à un moment dans ma vie, en quarantaine. J'ai encore quelques autres détails de ma vie, mais sinon, c'est tout. Je ne sais pas ce que je fais sur cette île, ou comment j'y suis arrivé. Depuis que ce Tony Stark m'a retrouvé, j'ai fait le tour du campement et des gens qui y vivent et aucun d'eux ne se souviennent de moi dans un avion. Étrange, n'est-ce pas ? Cela est encore plus lorsque vous vous réveillez le matin avec pas plus de dix souvenirs de votre vie, alors que votre esprit, votre âme, est dans un corps d'un homme qui a bien vécu. J'étais doué avec les armes ainsi que les arts martiaux, mon corps connaît les mouvements avant même que mon esprit puisse réagir à quoi que ce soit, comme si c'était enregistré en moi. Je ne savais plus quoi faire, ce qu'il fallait que je fasse pour qu'un souvenir me revienne.

Comme à chaque matin, je m'étais réveillé à l'aube afin de faire une marche sur l'île. Cette fois-ci, j'avais décidé de prendre un chemin encore inexploré qui menait très certainement à une plage. Comme à mon habitude, j'avais prévu de partir pour une bonne partie de la journée, j'avais donc rassemblé des provisions pour mon petit-déjeuner et le déjeuner, ainsi que le nécessaire pour boire et de quoi me défendre, juste au cas où. Une fois tout cela préparé, j'étais parti pour ma ballade.

Les heures passèrent et après un long chemin dans la jungle, mon intuition avait vue juste, je m'étais retrouvé sur une plage, une où je n'avais encore jamais été. Je n'étais pas très fan du sable. J'avais donc décidé de longer la plage du côté jungle, ce qui me permettait de voir l'océan, mais d'avoir les pieds dans l'herbe au lieu du sable. J'avais continué comme cela une demi-heure, jusqu'à ce que ma marche soit interrompue. Au loin, je voyais ce qui ressemblait à une carcasse d'un avion. Quelqu'un semblait y vivre parce que je pouvais voir de la fumée, comme s'il y avait un campement. Ne voulant pas prendre de risque, j'avais sorti mon arme et d'avancer par la jungle pour faire le tour. Pas de chance pour moi, apparemment, je n'avais pas été des plus discrets. En entendant la grosse voix de l'homme en face de moi, j'avais eu le réflexe de brandir mon arme "Hey, je ne vous veux aucun mal" dis-je, "je me promenais juste sur la plage, quand j'ai aperçu votre campement. Je vais faire demi-tour et vous laisser tranquille", rajoutais-je, mais sans bouger pour autant. L'homme était grand (plus grand que moi), brun et il semblait être là depuis plusieurs semaines. Je n'arrivais pas à baisser mon arme, je ne pouvais pas arrêter de le regarder, car j'avais cette sensation de le connaître, ce qui n'était encore jamais arrivé avant ... "Qui êtes-vous ?" Demandais-je d'une petite voix.